Saignement vaginal anormal

Un saignement inter-menstruel peut être sans conséquence, mais il peut aussi révéler toute une variété de problèmes sous-jacents et justifier une investigation approfondie.

Un saignement vaginal anormal ? Quelles peuvent en être les causes ?

  • Contraceptifs à faible dose (minipilule).
    Chez certaines femmes, la faible teneur en œstrogènes amincit et fragilise l'endomètre (couche interne de l'utérus).
  • Oubli d'un comprimé pendant plus de 24 heures. Cela peut causer un léger saignement, inoffensif, mais qui augmente le risque de grossesse non désirée.
  • Saignement ovulatoire.
    Environ 5 % des femmes ont un léger saignement au moment de l'ovulation .
    Ce saignement peut s'accompagner d'une légère douleur au côté droit ou gauche de l'abdomen.
  • Dysfonctionnement ovarien. L'ovaire peut commencer à fonctionner irrégulièrement au moins 10 ans avant la ménopause, ce qui entraîne un épaississement de l'endomètre, avec expulsion de fragments, d'où les saignements.
  • Complications liées à une grossesse.
    Signes avant-coureurs d'un avortement spontané, grossesse ectopique (grossesse hors de l'utérus).
  • Polypes.
    Ces tumeurs bénignes sont situées sur le col et saignent souvent facilement au contact.
  • Fibromes.
    Tout à fait bénignes, ces tumeurs sont situées dans la paroi de l'utérus.
    Elles peuvent causer des saignements irréguliers et, à l'occasion, des douleurs, selon leur localisation dans l'utérus.
  • Cellules atypiques (dysplasie cervicale).
    Ces cellules anormales, situées sur le col de l'utérus, ne sont pas dangereuses en soi, mais elles ont cependant le potentiel de se transformer en cellules cancéreuses.
  • Infection du col de l'utérus (cervicite).
    Le saignement peut survenir avec ou sans relations sexuelles ; la chlamydia, une infection transmissible sexuellement, est le plus souvent en cause.
  • Endométrite (infection de la couche interne de l'utérus).
    Elle est le plus souvent causée par des bactéries, et s'accompagne généralement de fièvre, de douleurs et de pertes vaginales jaunâtres nauséabondes.
  • Cancers du col de l'utérus, de l'utérus ou du vagin.
  • Rapports sexuels.
    Ils peuvent être à l'origine de micro-abrasions ou même de lacérations de la paroi vaginale ou du col de l'utérus.
    Le problème sera amplifié si les rapports sont trop énergiques ou s'il y a lubrification inadéquate du vagin, ce qui fragilise la muqueuse.
    L'absence de lubrification adéquate peut être attribuable à des facteurs psychologiques, comme le stress, ou à des facteurs hormonaux liés à la ménopause.
  • Corps étranger.
    Le stérilet peut entraîner comme effet secondaire des saignements intermenstruels.
    Chez l'enfant, un corps étranger dans le vagin (gomme, brique Lego, etc.) peut être une cause de saignement vaginal.
  • Traumatismes.
    Les relations sexuelles violentes, les viols ou les chutes (sur une clôture ou une barre de vélo par exemple) peuvent causer des saignements abondants.
  • Médicaments prédisposant aux saignements (aspirine, anticoagulants).
  • Maladies généralisées (maladies de la glande thyroïde, maladies du sang et troubles de la coagulation).
  • Saignement d'autre origine (vessie, rectum).
    Il n'est pas toujours facile d'identifier l'origine d'un saignement, étant donné la proximité du vagin, de l'urètre (conduit pour uriner) et de l'anus.
    Un examen médical s'avère nécessaire.

Conseils en cas de saignement vaginal anormal :

  • Ne pas ignorer le saignement.
    Vous devez consulter un médecin.
  • Ne pas se donner de douche vaginale après un saignement.
    Cette intervention est inutile.
    De manière générale, les douches vaginales sont déconseillées, car elles altèrent le pH (taux d'acidité) du vagin.
  • Faire un test de grossesse.
    Toute femme en âge de procréer qui remarque un saignement anormal malgré l'utilisation d'un moyen de contraception devrait passer un test de grossesse.
  • Faire un frottis régulièrement.
    Ce test de routine, qui permet de détecter des cellules anormales à un stade précoce, peut vous sauver la vie.
    Il est fortement recommandé de le faire une fois par an.
    Le médecin le complètera par un examen gynécologique complet.
  • Opter pour des pratiques sexuelles douces.
    Une friction excessive peut être à l'origine du saignement.
  • Utiliser un lubrifiant lors de relations sexuelles.
    Si vos sécrétions vaginales sont insuffisantes, utilisez un gel lubrifiant vendu en pharmacie.
  • Vous notez un saignement en dehors des menstruations.
  • Vous notez un saignement au cours de la grossesse.
  • Vous avez un cycle menstruel irrégulier.
  • Vous avez un saignement anormalement abondant exigeant plus d'une serviette hygiénique à l'heure.

Le médecin procédera d'abord à un examen de l'état du vagin et du col de l'utérus.

Il effectuera ensuite un prélèvement de cellules du col pour faire un frottis : test de routine, annuel ou plus fréquent selon le cas, qui vise à dépister une éventuelle dysplasie cervicale ou un cancer.

Si une inflammation ou une infection semble être en cause, le médecin effectuera des prélèvements de sécrétions, qui seront envoyés à un laboratoire pour être analysés.

L'échographie est parfois utilisée pour un examen plus approfondi.

Les examens effectués à la suite de traumatismes sont le plus souvent faits sous anesthésie générale.

  • Contraceptifs, saignement ovulatoire, dysfonctionnement ovarien.
    Pour les contraceptifs à faible dose (minipilule), il s'agira de modifier l'ordonnance.
    Dans les cas de saignement ovulatoire et de dysfonctionnement ovarien, on demandera une évaluation gynécologique.
    On procédera au besoin à une biopsie de l'endomètre (curetage).
    Le médecin pourra également soumettre la patiente à un traitement hormonal ou lui prescrire des contraceptifs à faible dose.
  • Complications liées à une grossesse.
    Si on soupçonne une grossesse ou si celle-ci est confirmée, une évaluation médicale s'impose.
    Il s'agit d'une urgence.
  • Polypes.
    Ils feront l'objet d'une biopsie (prélèvement de tissus pour analyse) ou ils seront enlevés par excision chirurgicale.
  • Fibromes.
    Il n'est pas toujours nécessaire de les enlever.
    Un traitement hormonal peut parfois améliorer la situation.
    Les fibromes se résorbent souvent d'eux-mêmes à partir de la ménopause.
  • Cellules atypiques (dysplasie cervicale).
    Ce problème est fréquent et souvent bénin.
    Mais il importe de s'en occuper, car il peut être un signe annonciateur de cancer.
    Les cellules anormales sont détruites par le froid (cryothérapie) ou à l'aide du laser, des traitements simples qui sont effectués en clinique de colposcopie.
    Dans le cas de lésions suspectes ou, encore pour préciser le diagnostic, le médecin pratiquera, sous anesthésie générale, une petite intervention chirurgicale sur le col de l'utérus, appelée "conisation".
  • Infection du col de l'utérus (cervicite) et endométrite (infection de la couche interne de l'utérus).
    Un traitement à l'aide d'antibiotiques sera prescrit à la patiente et, au besoin, au partenaire.
  • Cancers.
    Dépistés tôt, ces cancers présentent un excellent pronostic (95 % de guérisons).
    Ils exigent une intervention chirurgicale, suivie ou non de chimiothérapie ou de radiothérapie.
  • Rapports sexuels.
    Si le saignement est attribuable à une lubrification inadéquate et que les gels vendus en pharmacie ne suffisent pas, le médecin pourra prescrire un traitement hormonal, soit sous la forme de comprimés (hormonothérapie de substitution), soit sous forme de crème à appliquer localement.
    Si le problème est d'origine psychologique, un traitement approprié pourra être nécessaire.
  • Corps étranger.
    Si les saignements irréguliers sont causés par un stérilet, il faudra le retirer.
    La présence d'un corps étranger dans le vagin exigera un examen sous anesthésie générale dans la plupart des cas.
  • Traumatismes.
    Ils exigent un examen approfondi, le plus souvent sous anesthésie générale, suivi de la réparation des lacérations, s'il y a lieu.
  • Médicaments prédisposant aux saignements (aspirine, anticoagulants).
    Il faudra modifier l'ordonnance.
  • Maladies généralisées.
    Une évaluation médicale est nécessaire.
    L'identification de la cause à l'aide d'analyses de laboratoire s'impose pour traiter les saignements.
publié initialement le 31/05/2001 - 02h00 et mise à jour par Dr Philippe Presles le 14/01/2013 - 13h48

Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2005

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Aymouna

Bonjour 'césarisée trois fois et ayant subi une ligature des trompes le docteur m'avait informée qu'ils ont touché mon sac urinaire depuis 27ans.j'ai54 ans ' j'ai bloqué mon hyper thyroide avec une dose de l'éliode radioactif depuis2005 et je prenais du sintrom4mg en plus je suis hypertendue et jk'étais hospitalisée deux fois pour une AGFA récente et une tension =28/12 je prenais le zanectra et le sotalol160avec le sintrom à vie.je souffre de pertes urinaires abondantes depuis six ans et même plus mais ce qui m'a fait craquée c'est que j' étais énervée depuis six mois et le lendemain j'ai découvert des gouttes de sang dans ma culote et ça a durè qqes jours maintenant ça fait plus de trois semaines que la même chose s'est répétée mais cette fois -ci accompagnées de liquides en masse jaunâtres et de mauvaise odeur et avant hier comme je me plains des hémoroîdes, et quand je me suis lavée le vagin une sorte de plume comme celle de l'anus je l'ai poussé dedans mais elle revenue .j'ai eu peur d'avoir une chose annormale .

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