Quelle est la différence entre un sportif et un sédentaire ? 250 euros par an !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 15 Juillet 2008 : 02h00
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Comment aider l'Assurance maladie à réaliser des millions d'économies chaque année ? En faisant du sport. Les bénéfices de l'activité physique en terme de santé ne sont plus à démontrer. En revanche, restait à chiffrer les dépenses évitées. En se basant sur les quelques études menées dans d'autres pays, des experts sont arrivés à cette estimation : chaque sportif fait économiser à la collectivité 250 euros par an !

Le sport c'est bon pour la santé !

Cet adage est bien connu et avéré. Pourtant, l'activité physique commence à peine à figurer officiellement dans les programmes de prévention, alors que l'Académie de médecine recommandait dès 1995 d'intégrer l'activité physique dans les démarches de santé. Récemment, les études se sont multipliées, rappelant les effets positifs du sport, tant en prévention qu'en thérapeutique, et ce, même pour des activités physiques d'intensité modérée. C'est ainsi que l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en est arrivé à proposer un minimum d'une demi-heure de marche rapide par jour. Mais si les bénéfices pour la santé sont indéniables, personne en France n'avait encore mesuré l'impact économique.

Quel est l'impact économique du sport ?

Un premier apercu de l'impact médical monétaire du sport vient d'être proposé par le Conseil national des activités physiques et sportives (CNAPS) dans un rapport remis au ministre de la Santé. La conclusion est une estimation basée sur trois études réalisées à l'étranger.La première est une étude américaine : le coût des dépenses de santé d'une personne qui pratique régulièrement du sport est de 750 euros, contre 1.025 euros pour un sujet sédentaire, soit une différence de 275 euros par an.Dans la deuxième étude (suisse), le montant des économies entre sportif et inactif s'élève à 370 euros, mais a été pondéré du montant des dépenses liées aux accidents lors de la pratique sportive (150 euros), ce qui permet d'aboutir à une économie de 220 euros par sportif et par an. La dernière étude, néerlandaise, montre qu'en investissant 430 euros par salarié dans un programme de promotion de l'activité physique sur le lieu de travail, le bénéfice lié à la réduction de l'absentéisme est de 635 euros, soit une économie annuelle de 205 euros par travailleur.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 15 Juillet 2008 : 02h00
Source : Rapport du Conseil national des activités physiques et sportives (CNAPS), juillet 2008.
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