Pour prévenir le cancer du col de l'utérus : faites régulièrement un frottis pour dépister un Papillomavirus !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 16 Octobre 2006 : 02h00
Mis à jour le Mardi 05 Janvier 2016 : 15h06
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Le cancer du col de l'utérus est une maladie qui tue encore aujourd'hui 1.000 Françaises chaque année. Il est dû à des virus appartenant à la grande famille des Papillomavirus. Mais les lésions précancéreuses peuvent être dépistées grâce au frottis. Le point avec le Dr David Elia*.

Le frottis permet de prévenir le cancer du col de l'utérus

Pour prévenir le cancer du col de l'utérus, les frottis de dépistage sont très efficaces mais toutes les femmes ne font pas de frottis.

Pourtant, ils servent à alerter d'une lésion créée par le Papillomavirus, avant que celle-ci devienne cancéreuse.

Une fois détectée, la lésion bénigne est traitée par des moyens simples, comme le laser ou moins simples, comme la conisation (intervention chirurgicale), des techniques qui permettent aux femmes de continuer à avoir des bébés, des rapports sexuels, une vie tout à fait normale.

La Haute autorité de santé (HAS) recommande de faire un frottis cervico-utérin tous les 3 ans à partir de 25 ans.

Ce n'est pas le cas chez les femmes qui ne pratiquent pas de frottis. Comme les lésions ne se manifestent par aucun symptôme, elles évoluent progressivement, en silence, vers des lésions précancéreuses avant de donner un cancer du col de l'utérus.

Ce type de cancer concerne des femmes encore jeunes, souvent autour de la quarantaine, alors que les lésions précancéreuses sont majoritairement décelées chez des jeunes femmes de 20 à 30, voire 35 ans.

Cancer du col de l'utérus : quels sont les Papillomavirus les plus dangereux ?

Les Papillomavirus représentent une grande famille de virus, dont 40 ont une prédilection pour la sphère génitale. Certains ne donneront jamais de cancer, d'autres ne sont pas capables d'induire des cancers, comme le 6 et le 11, mais sont responsables de condylomes (des verrues génitales bénignes, mais difficiles à traiter et douloureuses). Et enfin, deux virus sont impliqués dans 70% (voire plus) des cancers du col de l'utérus, les 16 et 18. Le pourcentage restant impliquent d'autres virus moins fréquents (31 et 45).

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 16 Octobre 2006 : 02h00
Mis à jour le Mardi 05 Janvier 2016 : 15h06
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