Cancer du col de l'utérus : rechercher le papillomavirus avant le frottis

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 10 Décembre 2001 : 01h00
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Le frottis pratiqué actuellement pourrait bientôt être remplacé par un test de dépistage du papillomavirus, virus impliqué dans l'apparition du cancer du col de l'utérus. Cette notion pourrait bouleverser la détection des tumeurs cancéreuses du col de l'utérus.

Actuellement, des résultats anormaux à un frottis sont associés à l'existence d'un papillomavirus. Un test de dépistage de ce virus est alors pratiqué. En effet, le papillomavirus est présent dans le processus d'apparition du cancer invasif du col de l'utérus. Ainsi, pouvoir attester de son absence permet d'assurer à une femme un risque proche de zéro à moyen terme. Il devient alors inutile de pratiquer un nouveau frottis avant six mois à un an.

Aujourd'hui, le test de dépistage du papillomavirus (HPV) ayant atteint une sensibilité proche de 100%, il pourrait avantageusement remplacer le frottis dans le cadre du dépistage primaire du cancer du col.Une équipe de chercheurs rémois confirme sont efficacité. Sur près de 8.000 femmes testées, soit par un frottis conventionnel, soit par le test HPV, 15% présentaient une infection HPV à haut risque. La fréquence de l'infection diminue nettement après l'âge de 30 ans. L'étude révèle une sensibilité du test HPV de 98,5% contre 70% avec le frottis. Le test HPV permet donc de réduire le nombre de frottis considérés à tort comme normaux. Ce test devrait être utilisé en première intention.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 10 Décembre 2001 : 01h00
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