Une nouvelle molécule contre la sclérose en plaques

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 26 Novembre 2003 : 01h00
Mis à jour le Lundi 25 Avril 2016 : 13h03
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Après une utilisation exclusive à l'hôpital, le copaxone (acétate de glatiramère) est disponible depuis 2003 pour tous les patients atteints d'une sclérose en plaques de type récurrent et intermittent, comme traitement de fond de première intention, aux côtés des interférons bêta. Cette avancée thérapeutique a été confirmée par des études démontrant une diminution d'environ 30% des poussées à deux ans.

Le copaxone est un agent immunomodulateur qui offre une alternative thérapeutique dans la prise en charge de la sclérose en plaques de type récurrent et intermittent. Dès 2003, deux études ont démontré l'efficacité de cette molécule. La première a été réalisée dans 11 centres américains, auprès d'un total de 106 patients recevant du copaxone et 109 un placebo. Après 24 mois de traitement, le taux moyen des poussées a diminué de 29% dans le groupe copaxone par rapport à celui du groupe placebo. Cette diminution atteint 32% à 34 mois. Après 6 ans de traitement, ce taux chute à environ une poussée tous les 4 ans. La seconde étude, franco-canadienne, montre que le copaxone versus placebo diminue de 29% le nombre total moyen des lésions et de 33% le nombre des poussées.

Ainsi, le copaxone ou acétate de glatiramère exerce une efficacité comparable à celle de l'interféron bêta, sans l'effet secondaire typique de celui-ci qui est un syndrome grippal prolongé (fièvre, fatigue, douleurs musculaires, céphalées…).

A noter que dans l’arsenal médicamenteux de la sclérose en plaques, on dispose également d’immunosuppresseurs, des spécialités pharmaceutiques plus actives sur le processus inflammatoire, réservées aux formes évolutives, comme la mitoxantrone, le natalizumab ou le fingolimod.

En pratique

  • Administré quotidiennement en injection sous-cutanée, le copaxone est bien toléré. Les effets secondaires sont essentiellement des réactions locales peu gênantes, type piqûre d'insecte, lors de l'injection chez près de huit patients sur dix. Une nécrose peut survenir chez 2% des patients ou encore quelques réactions postinjection dans les cinq minutes, mais disparaissant aussitôt.
  • Appartenant à la catégorie des « médicaments d'exception », il est exclusivement prescrit par un neurologue (hospitalier ou libéral). Il convient aux personnes n'ayant jamais été traitées pour une sclérose en plaques et à ceux présentant des contre-indications, des effets secondaires ou un échec à l'interféron bêta.
  • Devant être conservé impérativement au réfrigérateur, un sac isotherme est fourni afin d'assurer en toute sécurité le transport depuis la pharmacie jusqu'au domicile.
  • Le médecin peut proposer un dispositif auto-injecteur pour faciliter l'administration quotidienne, ainsi qu'une mallette contenant une cassette et un livret explicatifs.
  • Un numéro vert est à disposition du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures afin de répondre à toutes questions pratiques : 0 805 400 600.
Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 26 Novembre 2003 : 01h00
Mis à jour le Lundi 25 Avril 2016 : 13h03
Source : Conférence de presse des Laboratoires Aventis et TEVA Pharma, octobre 2003. HAS, ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE – N° 25 : SCLÉROSE EN PLAQUES, Les parcours de soins, juillet 2015, http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/lap_ald_25_sep_actualisation.pdf.
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