Entraînement physique : mettez du coeur à l'ouvrage

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 25 Février 2004 : 01h00
-A +A
L'exercice physique, par son action sur le système cardiovasculaire et musculaire, améliore les symptômes de l'insuffisance cardiaque chronique. Or jusqu'à aujourd'hui, le manque de preuve scientifique était un obstacle à son application générale. Les choses devraient changer grâce à cette nouvelle analyse aux conclusions sans équivoque.

Le rôle de l'entraînement physique en termes de survie chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque chronique liée à une dysfonction du ventricule gauche, manquait de preuve jusqu'à la publication des résultats d'un travail européen dénommé ExTraMATCH (pour Exercice Training Meta-Analysis of trial failure).Celui-ci a porté sur 9 essais incluant au total 800 patients. Une moitié d'entre eux servait de contrôle, tandis que les autres suivaient un entraînement physique supervisé qui comprenait selon les études :

  • une heure de cyclisme trois fois par semaine pendant huit mois puis deux fois par semaine ;
  • trente minutes de cyclisme par jour ;
  • deux heures de marche supervisée par jour ;
  • des séances d'aérobic supervisée.

L'efficacité de l'entraînement a été évaluée en fonction du nombre de décès ou d'hospitalisations et du délai jusqu'au décès.Dans le groupe contrôle, 105 décès ont été enregistrés avec un délai moyen de 421 jours, tandis qu'au sein du groupe ayant bénéficié d'une activité physique, 88 décès ont été déplorés avec un délai de 618 jours. Cent soixante treize patients contrôles sont décédés ou ont été hospitalisés, contre 127 dans le groupe à pratique physique.

En conclusion, la réalisation d'exercices physiques réguliers améliore de façon significative la survie des patients souffrant d'une insuffisance cardiaque chronique. Il serait souhaitable que cette pratique préventive soit désormais appliquée à grande échelle.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 25 Février 2004 : 01h00
Source : British Medical Journal, janvier 2004, online.
A lire aussi
Après l'infarctus, mieux vaut gérer le stress Publié le 04/02/2002 - 00h00

Le stress est un facteur de risque cardiovasculaire avéré. Une étude vient maintenant de prouver que l'apprentissage de la maîtrise du stress pouvait prévenir de façon efficace les complications à long terme des patients souffrant de maladies cardiovasculaires.

Sexualité et maladie cardiovasculaire : ne pas s’abstenir ! Publié le 21/01/2016 - 10h38

Après un accident cardio-vasculaire, la peur de la récidive et de la mort subite, le "maternage" excessif du conjoint, le sentiment de fragilité et de dévalorisation de soi… paralyse : la sexualité n’existe plus. Or, non seulement la sexualité n’est pas risquée pour le cœur, mais elle...

Lombalgies : exercices ou chirurgie ? Publié le 23/07/2003 - 00h00

La question est là : la chirurgie fait-elle mieux que la pratique d'exercices adéquats ? Il semblerait que la réponse s'oriente finalement vers la négative.

Plus d'articles