Vrai/faux sur les antidépresseurs

1) Un antidépresseur ne traite que la dépression.

Faux.

Un antidépresseur peut également traiter certains troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), certains types de douleurs, voire les problèmes d'éjaculation précoce.

2) La durée minimale du traitement par antidépresseur est généralement de :

6 mois à 1 an.

Et même si vous vous sentez mieux, le médecin peut décider de poursuivre le traitement afin de prévenir une éventuelle récidive.

3) Les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés sous antidépresseurs sont :

L'insomnie et la somnolence.

Certes, sur la notice du médicament, la liste des effets indésirables est longue. Toutefois, ils ne surviennent pas chez tous les patients et ne sont pas forcément associés chez une même personne. Les effets les plus fréquents sont l'insomnie et la somnolence. Les troubles digestifs et la prise de poids sont plus occasionnels avec certains antidépresseurs.

Chez les personnes âgées, il existe des risques importants de chute de pression artérielle en position debout.

4) Une fois le traitement instauré, il faut attendre une à trois semaines avant d'en ressentir les premiers effets.

Vrai.

Ce n'est qu'après une à trois semaines de traitement que les symptômes commencent généralement à s'améliorer. Cependant, l'amélioration ou la disparition des symptômes ne survient parfois pas avant deux mois.

Dans tous les cas, même si les symptômes ont entièrement disparu ou même si l'efficacité tarde à survenir, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef.

5) On ne prescrit jamais d'antidépresseur à un enfant ou un adolescent.

Faux.

Exceptionnellement et au cas par cas, un médecin peut prescrire certains antidépresseurs à un enfant ou à un adolescent : dépression sévère, troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

La dépression chez les moins de 18 ans se traite en première intention par la psychothérapie. Chez les enfants et adolescents, les antidépresseurs ont été associés à une augmentation du risque suicidaire.

6) Seul un psychiatre peut prescrire un antidépresseur.

Faux.

Tout médecin, quelle que soit sa spécialité, peut prescrire un antidépresseur. Toutefois, l'instauration de ce traitement nécessite un diagnostic précis. De plus, ce traitement nécessite une surveillance médicale rapprochée qui, surtout en début de traitement, permet de bien adapter la prise en charge pour garantir son efficacité. Mais aussi, le médecin prescripteur peut devenir un confident, surtout en cas d'anxiété ou d'idées suicidaires.

7) L'arrêt du traitement peut se fait du jour au lendemain.

Faux.

L'arrêt doit toujours se faire progressivement, en diminuant les doses par paliers. De plus, il doit être programmé avec votre médecin. Il décidera avec vous de la période la plus favorable. Pourquoi tant de précautions ? En raison du risque de rechute, mais aussi en raison des symptômes qui peuvent survenir lors de l'arrêt du traitement : anxiété, irritation, syndrome pseudo-grippal, cauchemars, insomnie, nausées, sensations de vertiges...Ils apparaissent généralement dans les jours suivant l'arrêt et durent en moyenne une semaine, mais peuvent parfois se prolonger.

8) Sous antidépresseur, il ne faut prendre aucun autre médicament.

Faux.

En même temps qu'un antidépresseur, on peut prendre d'autres médicaments pour traiter d'autres pathologies. Mais en raison de possibles interactions médicamenteuses, il est impératif d'en discuter avec votre médecin.

9) En cas d'oubli occasionnel, il suffit de doubler la dose le lendemain.

Faux.

Un oubli occasionnel de son traitement est sans conséquence notoire. Mais vous ne devez jamais compenser cet oubli en doublant la dose prescrite ou le nombre de prises. Parlez-en à votre médecin.En revanche, les oublis fréquents ou réguliers compromettent l'efficacité. Là encore, parlez-en à votre médecin.

10) Jamais d'antidépresseur chez la femme enceinte.

Faux.

Certains antidépresseurs peuvent être poursuivis en cas de grossesse. Il faut impérativement en parler à son médecin pour définir la bonne conduite à suivre.

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