Virus du Nil : 20 cas d’infection dans le Sud de la France

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Le nombre de cas d’infection au virus West Nile continue de grimper dans le Sud de la France, selon l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte-D’azur. Une situation qui témoigne d’une circulation importante du virus.

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Alerte au virus du Nil Occidental dans le Sud de la France. Depuis le 7 juillet 2018, "20 cas d’infection à virus West Nile ont été identifiés en région PACA, principalement dans les Alpes-Maritimes mais également dans le Vaucluse qui a recensé un premier cas d’infection à virus West Nile" a annoncé l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA) dans un communiqué daté du 24 septembre 2018.

Fièvre, maux de tête et douleurs musculaires

Cette situation témoigne d’une circulation "plus précoce et plus importante en 2018 que les années précédentes" du virus West Nile en région PACA et plus largement en Europe. Le virus à l’origine de cette maladie est véhiculé par les moustiques du genre Culex qui ont piqué des oiseaux infectés. Ils sont alors susceptibles de contaminer les chevaux et les humains. Si l’infection à virus du Nil n’entraîne le plus souvent aucun symptôme chez l’humain, elle peut être à l’origine d’un syndrome pseudo grippal qui rassemble de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. "Toute personne présentant ces symptômes doit consulter son médecin" rappelle l’ARS.

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Dans de rares cas, cette infection virale peut évoluer vers des complications neurologiques graves. Trois personnes atteintes d’une forme neuro-invasive du virus West Nile ont ainsi nécessité une hospitalisation en région PACA. « Elles sont à ce jour en voie de guérison » rassure l’ARS dans son communiqué.

Un risque de transmission par transfusion sanguine

Face à ce constat, l’ARS appelle à la vigilance des professionnels de santé pour signaler tout nouveau cas suspect et révèle que "des mesures de sécurisation des dons de sang et d’organes dans les Alpes-Maritimes et le Vaucluse ont temporairement été mises en œuvre par l’Etablissement français du sang (EFS) et l’Agence de biomédecine (ABM)" pour limiter le risque de contagion. En effet, "si le virus West Nile infecte l’homme principalement par piqûre d’un moustique vecteur, des cas de transmission par transfusion sanguine et lors de transplantations d’organes ont été décrits" rappelle l’Institut Pasteur sur son site internet.

Se protéger des piqûres de moustique

Contrairement à la dengue, au zika ou au chikungunya véhiculés par le moustique tigre qui pique pendant la journée, le virus West Nile est transmis par les piqûres du moustique Culex, qui pique en soirée et la nuit. Pour se protéger de ses piqûres, pensez à appliquer ces gestes de précaution :

  • lutter contre la prolifération des moustiques en éliminant les eaux stagnantes qui constituent des milieux de ponte et de développement des larves ;
  • porter des vêtements couvrants et amples, notamment en soirée ;
  • utiliser des répulsifs, conseillés par votre pharmacien, sur les vêtements et sur les zones de peau découvertes ;
  • pour les personnes sensibles (comme les nouveaux nés, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées), dormir sous une moustiquaire.

Publié le 27 Septembre 2018
Auteur(s) : Laurène Levy, journaliste santé
Source : Circulation du virus West Nile en Paca : le point sur la situation. Communiqué de l'l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte-D’azur, 24 septembre 2018
Fiche maladie : virus West Nile, Institut Pasteur, novembre 2012
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