Vaccin contre la fièvre jaune : des bénéfices avant tout !

La vaccination contre la fièvre jaune est considérée comme l'une des mieux tolérées parmi les virus vivants atténués. Or, quelques cas de complications graves ont été enregistrés suite à cette immunisation. Cependant, face aux bénéfices considérables apportés par ce vaccin, les recommandations pour les zones d'endémie ou d'épidémie restent inchangées.
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Le vaccin à virus atténué contre la fièvre jaune a été mis au point par deux chercheurs new-yorkais en 1937. Depuis, ses bénéfices sont majeurs. Or dernièrement, des cas de fièvre hémorragique fatale après vaccination ont été enregistrés. Tout d'abord chez un enfant de 5 ans et une jeune femme de 22 ans. Ces deux cas ont été reliés à des formes modérées de fièvre jaune. Chez des sujets âgés de plus de 63 ans cette fois, quatre complications accidentelles ont été rapportées, mais le rapport cause à effet semble moins évident. Et enfin, un cas certain de décès par fièvre jaune après vaccination chez un homme de 56 ans a été signalé.

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Les recommandations restent inchangées

En matière de vaccination, malgré ces cas rares de complications gravissimes, les recommandations ne sont pas modifiées. En recrudescence depuis 20 ans en Afrique subtropicale et en Amérique du Sud, la fièvre jaune est létale dans 20 à 50% des cas, particulièrement chez les personnes âgées. Produits sous le contrôle de l'OMS, les quelques 100 millions de doses de vaccin permettent d'obtenir une séroconversion dans plus de 95% des cas, laquelle est durable au minimum 30 ans. On comprend ainsi pourquoi l'immunisation des personnes vivant dans les pays d'endémie et des voyageurs n'est pas remise en question.

Comment expliquer les complications ?

La souche 17D servant à la fabrication du vaccin est très hétérogène et les facteurs impliqués dans l'atténuation virale ne sont pas encore tous connus. Selon certains chercheurs, il faut distinguer deux types de complications. Alors que les unes seraient transmises par des souches sauvages, les autres représenteraient en fait un syndrome postvaccinal. D'autres recherches sont nécessaires afin de préciser les bases de l'atténuation des souches vaccinales, ainsi que les facteurs de risque individuels de sensibilisation à la vaccination.

Publié le 17 Août 2001
Auteur(s) : Dr Philippe Presles