Un million de fumeurs quotidiens en moins en 2017 : une baisse historique

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En 2017, on dénombre un millions de fumeurs quotidiens de moins par rapport à l'année précédente. Un recul historique, qui n'avait pas été observé depuis l'an 2000.

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C'est du jamais-vu depuis 2000. Le nombre de fumeurs a décroché de manière "historique", selon l'aveu même de Santé publique France. Et pour cause : en 2017, ils étaient un million de moins à allumer au moins une cigarette par jour.

Ces chiffres, publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), s'appuient sur le sondage de 25 000 Français.es de 18 ans ou plus. La part de la population qui fume atteint donc le niveau le plus bas depuis l'an 2000, moins de 27 %. Derrière ce recul record se dissimulent d'autres bonnes nouvelles.

Quatre régions fument trop

Si l'on sépare les sondé.e.s selon leur âge, deux groupes enregistrent une baisse marquée du tabagisme : les jeunes hommes (18-24 ans) et les femmes de 55-64 ans. Le part de fumeurs quotidiens y passe, respectivement, de 44 % à 35 % et de 21 % à 18 %. Les jeunes femmes sont, par contre, aussi nombreuses à allumer régulièrement une cigarette.

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En s'intéressant aux revenus et au niveau d'éducation des personnes interrogées, un autre événement inhabituel s'esquisse. Les populations les plus défavorisées, où la proportion de consommateurs de tabac est traditionnellement plus élevée, connaissent là encore un décrochage manifeste.

Malgré tout, les inégalités se maintiennent : certaines régions continuent de se distinguer par un tabagisme particulièrement élevé. C'est le cas des Hauts-de-France, de l'Occitanie, du Grand-Est et de Provence-Alpes-Côte-D'azur (PACA), où 3 personnes sur 10 fument tous les jours. A l'inverse, l'Île-de-France et les Pays-de-la-Loire dénombrent moins d'un quart de fumeurs.

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Les indicateurs au vert

Comment expliquer ce recul historique ? Plusieurs mesures de lutte anti-tabac se sont combinées, pour la première fois. Outre l'application du paquet-neutre à l'échelle nationale, le forfait de remboursement des substituts est passé à 150 euros, contre 50 auparavant.

Mener l'enquête en 2017 était aussi l'occasion d'observer les résultats du "Mois sans tabac", organisé en 2016. Cet événement, lancé en novembre, est censé accompagner les fumeurs souhaitant raccrocher le cendrier au moins un mois.

Ces bons résultats marquent aussi l'aboutissement d'une lame de fond qui s'était esquissée depuis quelques temps. Les jeunes sont de moins en moins nombreux à commencer à fumer, et le tabac jouit d'une image clairement plus négative.

Si l'on ajoute à cela la baisse des ventes effectuées par les buralistes, et l'augmentation des commandes de substituts nicotiniques (patches, gommes, etc) en pharmacie, tous les éléments étaient combinés pour aboutir à une bonne nouvelle. Avec l'augmentation des prix du tabac, elle pourrait se reproduire l'an prochain...

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