Tous les lieux publics devraient être équipés de défibrillateurs
Publié le 24 Juin 2000 par Dr Renaud Guichard, chirurgien

Comment assurer des chocs électriques de défibrillation.

La réalisation d'un choc électrique pour traiter une fibrillation ventriculaire est assurée par des appareils appelés défibrillateurs. Il s'agit soit d'appareils externes initialement manipulés en urgence par des médecins ou des secouristes, soit d'appareils miniaturisés que l'on peut implanter sous la peau et relier au cœur par des électrodes.

Ces appareils miniaturisés automatisés sont destinés à des personnes qui ont un fort risque de faire un jour une fibrillation ventriculaire, soit qu'elles aient une maladie du rythme cardiaque pouvant se compliquer de fibrillation, soit qu'elles aient déjà fait une fibrillation ventriculaire et qu'elles en aient réchappé. La disponibilité d'un choc électrique thérapeutique devient alors permanente.

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Le défibrillateur est-il le seul moyen d'empêcher une fibrillation ventriculaire ?

En urgence, seul le choc électrique peut rendre un rythme normal au cœur, mais chez les patients à risque, un traitement à long terme à base d'amiodarone et de bêta-bloquants permet de réduire le risque de survenue d'une fibrillation.

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Passé, présent et avenir du traitement de la fibrillation ventriculaire

Depuis 1961, date du premier choc électrique externe et 1982, date de la première implantation d'un défibrillateur automatique en France, était-il encore possible de faire des progrès ? Oui si l'on considère que la victime d'un arrêt cardiaque qui survient en dehors de l'hôpital a une chance de survie de moins de 5%.

La première solution était de diffuser plus largement l'implantation de défibrillateurs aux patients à risque.

La deuxième solution est de favoriser la diffusion des défibrillateurs externes semi-automatiques. Ces appareils qui existent depuis une trentaine d'années font le diagnostic de fibrillation par enregistrement électrocardiographique et permettent donc à des non-médecins de pratiquer un choc électrique en cas de besoin. La législation permet aujourd'hui à tout témoin de les utiliser, et leur diffusion s'est considérablement élargie dans les lieux publics : stades, gares, aéroports, mairie, centres commerciaux, etc.

Une telle mesure contribue à sauver de plus en plus de vies...

Source : La Revue du Praticien n°1 Tome50 Janvier 2000 Manuel de Secourisme. Norbert Vieux â€' Flammarion Médecine Sciences Secourisme T3 : détresses circulatoires. Ouvrage collectif. Flammarion Médecine Sciences