Tests respiratoires : ce qui est possible… et ce qui le sera !

Peu invasifs, mais efficaces, les tests respiratoires font rêver. Quelle est leur utilisation actuelle, et quelles sont les innovations qui sont promises ?

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Les tests respiratoires, à quoi ça sert ?

Précisons ici que l’on ne parle pas des tests qui visent à mesurer le souffle lui-même, qui permettent d’évaluer la bonne santé des poumons... Mais bien des tests respiratoires (on parle aussi de breath tests) qui permettent au médecin de détecter des maladies.

On en utilise à l’heure actuelle principalement deux.

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  • Le premier permet de vérifier la présence dans l’estomac d’Helicobacter Pylori, une bactérie qui peut entraîner les ulcères d’estomac. Il demande simplement d’avaler une solution qui contient de l’urée qui est marquée par un traçeur. En effet, Helicobacter Pylori dégradera l’urée. Si elle est présente, le traçeur se retrouvera dans l’air expiré. Si ce n’est pas le cas, urée et traçeur disparaîtront dans les urines. Il suffit donc, après avoir avalé cette solution, de souffler dans un appareil pour que les médecins puissent mesurer la présence du traceur.
  • Un autre breath test, qui fonctionne à peu près sur le même principe, permet de dépister l’intolérance au lactose. En effet, si le lactose n’est pas digéré par l’organisme, il se retrouve entier dans l’intestin, où les bactéries le transformeront en hydrogène. Ici, le test est plus simple et ne demande pas d’absorber une solution avec marqueur, mais simplement du lactose. La quantité d’hydrogène dans l’air expiré est mesurée avant et après que le patient en ait mangé ; une forte augmentation signe l’intolérance.

Tests respiratoires : aussi pour détecter le cancer, l’intestin irritable… et plus !

Si ces deux tests sont les seuls qui soient vraiment répandus à l’heure actuelle, les tests respiratoires font l’objet de beaucoup de recherches aujourd’hui. On en parle notamment pour analyser la quantité de sucre dans le sang des diabétiques en mesurant le taux d’acétone dans l’haleine. Une petite étude a aussi montré qu’ils pourraient peut-être détecter l’insuffisance cardiaque.

Contre le cancer aussi, des tests respiratoires pourraient être utiles. Pour détecter le cancer lui-même dans le cas du cancer du poumon ou du cancer du côlon, mais aussi pour évaluer l’intérêt d’une chimiothérapie en vérifiant à quelle vitesse la substance sera métabolisée.

Enfin, il est possible grâce à des breath tests de se faire une idée des bactéries qui peuplent notre intestin. Or l’équilibre de la flore intestinale est lié à de nombreux problèmes de santé, notamment l’intestin irritable ou l’obésité…

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Jeudi 29 Janvier 2015 : 10h28
Mis à jour le Jeudi 29 Janvier 2015 : 15h03