Tampon : une femme témoigne du choc toxique dont elle a souffert

© Istock

Grippe ou choc toxique ? Deux semaines après la fin de ses règles, la maquilleuse britannique Kristina Makris a commencé à se sentir mal. Confondant sa maladie avec une grippe, les médecins ont finalement découvert que Kristina souffrait de septicémie.

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Kristina Makris, 33 ans, a failli mourir d'un syndrome de choc toxique après avoir inséré un tampon en coton biologique. En janvier 2018, elle s'est réveillée un matin en se sentant très faible, comme si elle n'avait plus aucune énergie. Elle s'est donc rendue dans une clinique où les médecins lui a suspecté de grippe. Le lendemain, sa mère Diane s'inquiète lorsqu'elle voit l'état de sa fille, qui vomissait continuellement de la bile. Elle ne tenait plus debout.

"J'ai cru que je venais de me froisser un muscle "

La maquilleuse britannique a récemment commencé à utiliser des tampons biologiques. Quelques jours avant d'aller à la clinique, elle a remarqué une bosse gonflée à l'aine. Elle se confie au quotidien britannique The Sun : "J'ai cru que je venais de me froisser un muscle ou quelque chose comme ça, mais mon corps essayait clairement de me dire que j'avais une infection. J'essayais de me sentir mieux en mangeant végétalien et en faisant de l'exercice, mais rien ne marchait."

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Peu de temps après son arrivée à l'hôpital avec sa mère, elle a été transférée au service des unités de soins intensifs. Une éruption cutanée sur sa jambe s'étendait et son état vital se détériorait à grande vitesse.

" J'avais besoin de l'intervention immédiatement ou je perdrais ma jambe gauche "

Les médecins lui ont donné 45 minutes pour décider si elle était d'accord de se faire opérer ou non. Elle a expliqué : "J'étais si confuse, je ne savais pas quoi dire, ni pourquoi j'avais besoin d'une opération, jusqu'à ce qu'on me dise que j'avais besoin de l'intervention immédiatement ou que je perdrais ma jambe gauche."

Trois jours après son opération, les médecins lui ont posé une série de questions pour découvrir ce qui aurait pu lui causer cette éruption sur la cuisse, qui était l'indice d'une septicémie. Une septicémie est une infection généralisée provoquée par une bactérie. Ils se sont vite rendus compte que c'était les tampons hygiéniques que Kristina avait utilisé qui étaient à l'origine de ce choc toxique.

Après son opération, il lui a fallu trois mois pour reprendre des forces.

Le syndrome du choc toxique

Le syndrome du choc toxique est une pathologie rare mais potentiellement mortelle, provoquée par une bactérie pénétrant dans l'organisme et libérant des toxines nocives. La bactérie est le staphylocoque doré. Présent dans le corps de 30 à 40% de la population ce germe n'est pas, en soi, dangereux pour les femmes. Mais elle peut le devenir si les femmes ont un staphylocoque doré producteur d'une toxine appelée TSST-1 dans leur vagin et qu'elles ont gardé une protection hygiénique intravaginale (tampons ou coupe menstruelle) trop longtemps. Car c'est seulement dans ce cas que les bactéries se multiplient et que la toxine qu'elles fabriquent envahissent l'organisme. L'infection peut provoquer une défaillance d'organe, voire la mort, si elle n'est pas traitée immédiatement.

Quelques préventions pour éviter les choc toxiques

  • Lavez-vous les mains avant et après avoir inséré un tampon ;
  • Changez régulièrement les tampons, ne jamais les garder plus de huit heures d'affilée ;
  • N'insérez jamais plus d'un tampon à la fois ; 
  • Traitez rapidement les blessures et les brûlures et consultez un médecin si vous développez une infection, une enflure, une rougeur ou une douleur accrue inhabituelle.

 

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