Suicide et ados : l'urgence du dialogue

Un lycéen sur quatre a eu ou aura un projet de suicide. Depuis une quinzaine d'années, il y a plus de décès par suicide que par accident de la circulation. Pourtant, et contrairement aux idées reçues, la prévention du suicide passe en priorité par le dialogue. Oser en parler avec une personne au comportement suicidaire ne peut que lui apporter un soulagement et l'aider dans le bon sens.
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Le graphique ci-dessous décrit l'évolution du taux de suicide par tranches d'âge entre 1965 (courbe en bleu) et 1995 (courbe en rouge). On remarque ainsi une proportion de jeune suicidants bien plus importante qu'auparavant. En revanche, la courbe s'infléchit nettement aux alentours des 50-70 ans, alors qu'on observait un pic en 1965. Les taux de suicide des moins de 40 ans ont donc clairement doublé, tandis que ceux des sexagénaires ont baissé d'un quart. Cette forte hausse traduit la souffrance d'une génération de jeunes et il faut être très vigilant.

Fini les préjugés qui tuentComment deviner qu'un jeune est à risque de suicide ?Comment l'aider ?Les structures d'aide sont nombreusesAide aux familles et amisA lire

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Fini les préjugés qui tuent

La plupart des idées préconçues autour du suicide sont fausses et l'expérience le prouve rigoureusement.

  • Ne pas en parler de peur d'en donner l'idée : se confier apporte toujours un soulagement.
  • Minimiser la crise, faire semblant de ne pas la prendre au sérieux : cette attitude peut être interprétée comme de l'indifférence ou une approbation.
  • On ne peut rien faire : un candidat au suicide souhaite en réalité vivre et mourir à la fois.
  • Le suicide ne prévient pas : la majorité des suicidants ont clairement révélé leur envie d'en finir dans la semaine précédant leur acte.

sont fausses et l'expérience le prouve rigoureusement.

Comment deviner qu'un jeune est à risque de suicide ?

Ce n'est pas facile, mais repérer des changements de comportement peut donner un signal d'alarme : adoption de conduites à risques, humeur dépressive ou impulsive, circonstances pénibles (troubles familiaux, difficultés sociales, maladie, etc.), repli sur soi, absentéisme ou échecs scolaires, etc.Plus concrètement, voici une liste de signes avant-coureurs : cliquez-ici

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 15 Septembre 2004 : 02h00
Source : Louis Chauvel, Le destin des générations, structure sociale et cohorte en France au XXe siècle, Edition Puf.