Sport sur ordonnance : ce qu'il faut savoir !

5 - Pourquoi parler de « sport-médicament » ?

L’activité physique ou le « sport santé » est une thérapeutique non médicamenteuse validée, dixit la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2011.

Dr Krzentowki : « Le médicament « activité physique » mérite la sécurité au moyen d’un bilan préalable, une évaluation précise des capacités de la personne afin de définir la posologie la plus efficace : habitudes de vie, profil de santé et maladie, capacité physique (composition corporelle, examen cardiologique avec électrocardiogramme et épreuve d’effort cardio-respiratoires, évaluation des capacités musculaires…). Le terme de prescription vise à sécuriser la pratique. Pour autant, nous ne sommes pas dans un véritable parcours de soins à proprement parlé ».

6 - Quels sont les bénéfices attendus de l’APA ?

L’activité physique agit…

  • A titre préventif. Elle diminue de moitié le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque (un parent diabétique) par exemple.
  • Comme un traitement. Elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, fait baisser la pression artérielle chez les hypertendus, améliore l’espérance de vie dans la mucoviscidose etc.
  • En améliorant les symptômes tels que la fatigue due à la chimiothérapie dans le cancer ou la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires et les symptômes dans la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux, dont elle est complémentaire.
  • En diminuant le risque de survenue de maladies associées (comorbidités) comme dans le VIH.
  • Elle est aussi indiquée dans les maladies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer par ex.), la dépression, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde etc.
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Source : D’après un entretien avec le Dr Roland Krzezntowki, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation, président de Mon Stade.