Sommeil : dormir moins de 6 heures jouerait sur le tour de taille !

© Istock

Dormir moins de 6 heures par nuit contribuerait à augmenter le tour de taille, alertent des scientifiques coréens. Un mal qui touche tout autant les femmes et les hommes.

PUB

Des chercheurs coréens ont mis en évidence un tour de taille élevé chez les individus au sommeil troublé. Ces personnes qui dorment moins de 6 heures et plus de 10 heures par nuit semblent plus touchées par le syndrome métabolique. Ce trouble associé à une quantité excessive de graisse au niveau de la ceinture abdominale est notamment reconnu comme un facteur de risque cardiovasculaire.

L'étude a porté sur plus de 130 000 sujets, âgés de 40 à 69 ans. Les individus qui dormaient moins de 6 heures par nuit présentaient :

PUB
PUB
  • Un syndrome métabolique et un tour de taille élevé, chez les hommes. 
  • Un tour de taille élevé uniquement, chez les femmes. 

Quant aux sujets qui dormaient plus de 10 heures par nuit, ceux-ci présentaient :

  • Un syndrome métabolique et un taux de triglycérides élevé (graisses qui, en excès, endommagent le foie), chez les hommes. 
  • Un syndrome métabolique, un taux de triglycérides et un tour de taille élevés, un faible taux de cholestérol HDL et une glycémie élevée à jeun, chez les femmes. 

Le syndrome du "gros ventre"

Le syndrome métabolique repose sur 5 paramètres, mais la présence de trois suffit à porter le diagnostic :

  • Tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes et à 88 cm chez les femmes.
  • Cholestérol-HDL inférieur à 0,40 g/l pour les hommes et à 0,50 g/l pour les femmes.
  • Triglycérides supérieurs à 1,50 g/l.
  • Glycémie à jeun supérieure à 1,10 g/l.
  • Pression artérielle supérieure à 130/85 mmHg.

La surcharge pondérale localisée spécifiquement au niveau du ventre (type androïde), que l'on révèle en mesurant simplement le tour de taille, et la sédentarité étant les deux principaux facteurs responsables du développement du syndrome métabolique, la prise en charge repose principalement sur leur correction : régime alimentaire et activité physique. À noter que ces deux mesures exercent un impact favorable sur les autres composants du syndrome métabolique, à savoir la tension artérielle, la glycémie (diabète) et le cholestérol.

L'idéal : dormir 7 à 8 heures par nuit

Les chercheurs rappellent que le sommeil est une composante de vie souvent négligée, mais qui peut être considérée comme une mesure préventive importante, un indicateur de l'état de santé actuel ou comme un problème de santé pouvant entraîner d'autres complications. Il est recommandé aux adultes de dormir entre 7 et 8 heures par nuit. Le sommeil insuffisant et excessif a toujours été associé à diverses affections liées à la santé telles que l'hypertension, l'obésité, le diabète, les événements cardiovasculaires ou la mortalité. 

Publié le 18 Juin 2018
Auteur(s) : Aline Garcin, journaliste santé
Source : "Association between sleep duration and metabolic syndrome: a cross-sectional study", BMC Public Health, 13 juin 2018.
PUB
PUB

Contenus sponsorisés