Syndrome métabolique : surveillez votre tour de taille

La mesure du tour de taille est un geste très simple, qui constitue un très bon indicateur du syndrome métabolique. Si votre tour de taille est anormalement élevé, supérieur à 88 cm pour une femme et à 102 cm pour un homme, il est prudent de contacter votre médecin, vous présentez un risque cardiovasculaire accru.
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Le syndrome métabolique est un trouble qui touche 20% de la population et qui expose à un risque cardiovasculaire et à un diabète. Il se définit par l'association d'au moins trois des cinq facteurs suivants :

  • surpoids
  • hypertension artérielle
  • cholestérol
  • triglycérides
  • résistance à l'insuline.

Les sujets les plus fréquemment touchés par le syndrome métabolique sont les sédentaires en excès de poids, présentant plus particulièrement une accumulation de graisse au niveau du tour de taille. Et effectivement, cette obésité abdominale favorise la résistance à l'insuline et génère différentes anomalies : augmentation de la pression artérielle, de la glycémie et du taux de cholestérol. Au final, le risque d'accident cardiovasculaire et de diabète est plus important. C'est ainsi que le tour de taille devrait être systématiquement mesuré, au même titre que le calcul de l'indice de masse corporelle.

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Rappel sur les valeurs de référence

Le cholestérol

Cholestérol total : inférieur à 2 g/l à jeun

HDL cholestérol : supérieur à 0,4 g/l à jeun

Les triglycérides

Triglycérides : inférieures à 2 g/l à jeun

La pression artérielle

PA systolique : inférieure à 140 mmHg

PA diastolique : inférieure à 90 mmHg

Inférieure à 135/80 mhHg dans le cadre du syndrome métabolique.

La résistance à l'insuline

Glycémie : inférieure à 1,10 g/l

Diabète si glycémie : supérieure à 1,26 g/l

Le surpoids

Indice de masse corporelle (poids en kg / taille en m / taille en m) : 18,5 à 24,9

(exemple : 60 kg / 1,70 m ; IMC = 60 / 1,7 / 1,7 = 20,76)

Tour de taille

Femme : inférieur à 88 cm

Homme : inférieur à 102 cm.

Publié le 12 Novembre 2004 | Mis à jour le 19 Octobre 2015
Auteurs : Dr Philippe Presles