Et si le traitement hormonal de la ménopause prévenait Alzheimer ?

Le traitement hormonal substitutif de la ménopause aurait un rôle préventif sur le risque de développer une maladie d'Alzheimer. Il semblerait cependant qu'il existe un délai de quelques années entre le début de l'hormonothérapie et ce bénéfice.
Publicité

Cette analyse a porté sur 1.357 hommes et 1.889 femmes âgés en moyenne de 74,5 ans. Les participants ont été systématiquement interrogés sur leurs traitements actuels et passés.

Au terme des trois années de suivi, 2,6% des hommes et 4,7% des femmes ont développé une maladie d'Alzheimer, confirmant une plus grande fréquence féminine de cette affection. A âge identique, les femmes présentent deux fois plus de risque que leurs homologues masculins.

Publicité
Publicité

En s'intéressant de plus près au Traitement Hormonal Substitutif de la ménopause (THS), les auteurs constatent qu'à long terme, celui-ci diminue le risque d'Alzheimer. En revanche, ce bénéfice ne s'observe que pour les femmes ayant suivi à long terme ce traitement, plus précisément sur une période de plus de dix ans. Ainsi, la prise de THS durant plus de 10 années consécutives, ramène le risque des femmes d'être touchées par la maladie d'Alzheimer au niveau de celui des hommes. Des durées de traitement inférieures à dix ans diminuent également le risque, mais de façon plus modeste. En d'autres termes, plus le traitement est court, plus le bénéfice est faible.

Suite à la forte médiatisation de deux études montrant une association entre le THS et une élévation du risque de cancer du sein et d'évènements cardiovasculaires, ces résultats préliminaires favorables au traitement hormonal de la ménopause, pourraient contribuer à rééquilibrer le rapport bénéfice/risque.

 
Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 20 Novembre 2002 : 01h00
Source : Zandi, P.P., Hormone Replacement Therapy and Incidence of Alzheimer Disease in Older Women. JAMA, 288 (17) : 2123-2129 ; 2170-2172, 6 novembre 2002.