Sclérose en plaques et vitamine D

Publié le 28 Janvier 2004 à 1h00 par Dr Philippe Presles
Pourquoi les personnes vivant au niveau de l'équateur souffrent moins que les autres de sclérose en plaques ? En tentant de lever ce mystère, une équipe de chercheurs conclue que la vitamine D n'est pas étrangère à cette affaire.

Plus on s'éloigne de l'équateur, plus l'exposition solaire diminue et avec elle notre synthèse de vitamine D. De la même façon, plus on s'éloigne de l'équateur, plus le nombre de personnes atteintes de sclérose en plaques s'accroît. C'est ainsi que la vitamine D a été suspectée d'intervenir dans le risque de développer cette maladie.

Pour vérifier cette hypothèse, ont été enregistrés les habitudes alimentaires et les supplémentations en vitamines de 187.563 femmes suivies sur 10 ou 20 ans (cohortes Nurses'Health Study). Au terme de l'étude, 173 scléroses en plaques ont été notées.Par rapport à leurs habitudes alimentaires, les femmes ayant les supplémentations en vitamine D (400UI/j minimum) les plus élevées avaient un risque moindre de 40%, comparé aux femmes non supplémentées. Les auteurs constatent également un risque moindre chez les sujets ayant à la fois des apports alimentaires et une supplémentation élevés. En revanche, l'apport alimentaire seul ne semble pas exercer d'effet.

Ces résultats suggèrent donc un effet protecteur de la vitamine D. Reste à évaluer les taux nécessaires.

En attendant, les besoins en vitamine D sont les suivants. Ils sont exprimés en " Unité Internationale " ou en en microgrammes : 10 microgrammes = 400 UI.

  • enfants et les adultes : 400 à 600 UI ou 10 à 15 µg ;
  • femmes enceintes : 800 UI ou 20 µg ;
  • femmes allaitantes : 600 UI ou 15 µg ;
  • personnes âgées : 480 UI ou 12 µg.

En attendant, les besoins en vitamine D sont les suivants. Ils sont exprimés en " Unité Internationale " ou en en microgrammes : 10 microgrammes = 400 UI.

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Source : Neurology, Munger K. et coll., 13 janvier 2003.