La recherche en CHU se porte bien, mais avec de fortes disparités

Une étude commandée par le ministère de la Santé confirme le dynamisme de la recherche hospitalo-universitaire francaise. Mais, à la différence des autres grands pays européens, celle-ci est très concentrée géographiquement.
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Avec les soins et l'enseignement, la recherche est la troisième mission dévolue aux centres hospitaliers universitaires (CHU). L'étude sur cet aspect de leur activité a été réalisée à la demande du ministre de la Santé par le professeur Philippe Even, ancien doyen de la faculté de médecine de Paris V Descartes.Elle s'appuie sur une analyse bibliométrique, autrement dit la comptabilisation et la hiérarchisation des publications scientifiques effectuées par les hospitalo-universitaires entre 2000 et 2006. L'évaluation, à la fois quantitative et qualitative, se fait en fonction du nombre de publications de chaque chercheur, mais aussi en fonction du support qui accueille chaque publication. Une publication dans une grande revue scientifique internationale aura davantage d'impact qu'une publication dans une revue moins prestigieuse. Au total, 40.000 publications dans plus de 2.000 revues scientifiques ont été passées au crible pour les besoins de l'étude.Les résultats révèlent une situation très contrastée. Ainsi, un certain nombre de CHU figurent parmi le gratin européen : Paris V (Necker, Cochin, Hôpital européen Georges Pompidou), Paris VI (Salpêtrière, Saint-Antoine, Tenon), Paris VII (Lariboisière, Saint-Louis, Bichat, Beaujon, Robert Debré), Lyon, Lille, Toulouse, Marseille et Paris XI (Bicêtre). D'autres CHU affichent également des résultats honorables, comme Paris XII (Créteil), Nantes, Nice, Strasbourg ou Montpellier. Mais, en termes d'"impact total" (le facteur d'impact cumulé de tous les articles émanant d'un même CHU), l'écart est de 1 à 100 entre Paris V et le CHU le moins bien classé.L'ampleur de cet écart est une spécificité francaise, que l'on ne retrouve pas dans les autres grands pays européens en matière de recherche médicale. L'une des raisons de cette dispersion est sans doute à rechercher dans le nombre de CHU. La France en compte en effet 38, quand l'Allemagne en dénombre 26, le Royaume-Uni 22 et les Etats-Unis - cinq fois plus peuplés que l'Hexagone - 125.Pour en savoir plus :www.hopital.fr

Publié le Lundi 11 Août 2008 : 02h00
Source : hopital.fr