Descente d'organes : quels sont les signes d'alerte ?
Publié le 03 Février 2012 à 12h38 par Rédaction E-sante.fr | Mis à jour le 05 Juillet 2019 à 12h38 par Sophie Girardot, journaliste santé

Quelles solutions en cas de prolapsus ou descente d’organes ?

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Enfin, lorsqu’un traitement s’impose, le choix de celui-ci dépend de plusieurs paramètres : du degré de descente, du nombre d’organes descendus, des symptômes, de l’âge, de la nécessité de préserver la fonction génitale et sexuelle.

  • La rééducation périnéale (exercice faisant travailler les muscles du périnée) est recommandée en cas de prolapsus léger afin de renforcer le plancher pelvien.
  • Le pessaire. Sous la forme d’un diaphragme, d’un cube ou d’un coussinet, il s’insère dans le vagin pour soutenir les organes pelviens. Les pessaires sont très utiles aux femmes en attente d’une intervention chirurgicale ou qui ne peuvent pas se faire opérer.
  • La chirurgie, indiquée chez les femmes qui ne désirent plus avoir d’enfant, est correctrice. Elle se réalise généralement par voie vaginale et vise à renforcer le plancher pelvien. Une intervention via l’ouverture de l’abdomen se justifie parfois en cas de prolapsus sévère de l’utérus ou du vagin. On peut être amené à fixer la partie supérieure du vagin à l’os pelvien. En cas d’incontinence ou de risque d’incontinence, l’intervention chirurgicale traite en même temps cette affection.

On retiendra qu’il existe des solutionscontre leprolapsus et que la chirurgie permet aujourd’hui un traitement définitif avec disparition des symptômes. La descente d'organes n'est pas si exceptionnelle : on considère que près d’une femme sur onze devra recourir à un traitement chirurgical du prolapsus dans sa vie.

Source : Doshani A. et al., Uterine prolapse, BMJ, 335 : 819-23, 2007.