Sidaction : Quelle est la différence entre le VIH et le Sida ?

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La campagne annuelle du Sidaction commence ce 23 mars, pour lutter contre l'épidémie de VIH/Sida. On vous explique la différence entre ces deux termes.

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Un week-end consacré aux dons. Comme chaque année, Sidaction  tient sa campagne annuelle. Du 23 au 25 mars, les Français.es sont appelé.e.s à participer à la recherche contre le virus du Sida.

Plus que jamais, ce rendez-vous semble nécessaire pour faire le point sur l'épidémie. Car les idées reçues persistent, surtout parmi les jeunes. D'après un sondage réalisé pour l'occasion, un sur cinq s'estime mal informé sur l'infection.

A raison, puisqu'une personne sur quatre pense que les médicaments permettent de guérir du VIH/Sida. Mais au fait, que signifient ces deux termes, si souvent associés ? E-Santé vous explique.

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VIH, le virus à l'origine de l'infection

VIH est un acronyme qui signifie "virus de l'immunodéficience humaine". Ce rétrovirus se transmet par voie sexuelle ou par une exposition à du sang contaminé. Une fois dans l'organisme, il s'attaque à certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T CD4+, et les détruit progressivement.

Conséquence directe de cette contamination, le système immunitaire s'affaiblit pendant plusieurs années. Après une phase de primo-infection – qui s'apparente à un syndrome grippal –, la maladie évolue silencieusement. C'est la phase "asymptomatique", qui peut durer une dizaine d'années en moyenne.

"Cela dépend beaucoup de la pression infectieuse qu'il y a autour de la personne, confiait récemment à E-Santé l'infectiologue Cédric Arvieux. S'il y a beaucoup de bactéries, de virus ou de parasites, cela détruit l'immunité plus vite."

Sida, le stade ultime de l'infection

Le terme Sida est lui aussi un acronyme, signifiant "syndrome d'immunodéficience acquise". Il est étroitement lié à l'infection par le VIH, puisque c'est le dernier stade de l'infection. Le système immunitaire est considérablement affaibli par des années d'activité du virus.

Le nombre de lymphocytes T CD4+ est à un niveau très bas – inférieur à 200 cellules par millimètre cube de sang. Laissant la porte ouverte aux infections opportunistes, comme la tuberculose, les mycoses ou encore la toxoplasmose cérébrale.

Sans traitement approprié, la personne malade finit par mourir de ces maladies opportunistes, qui attaquent les fonctions vitales d'un organisme désormais sans défense.

En France, le nombre de personnes séropositives à ce stade de la maladie a été considérablement réduit. En 2016, 900 nouveaux diagnostics ont été posés à ce moment de l'infection.

Mais ce recul considérable rappelle aussi que l'infection par le VIH est encore diagnostiquée trop tardivement en France. Un recours massif au dépistage après un rapport sexuel non protégé, ou une exposition à risque, est donc nécessaire.

Publié le 23 Mars 2018
Auteurs : Audrey Vaugrente, journaliste santé
Source : Sidaction.org
Le VIH en France en 2017, VIH.org, consulté le 23 mars 2018
VIH et sida : kézako ?, AIDES, consulté le 23 mars 2018
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