Pilules de 3e et 4e génération : le scandale médiatique se traduit par +4% d’IVG !

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Fin 2012, les pilules de 3e et 4e génération ont été sévèrement accusées d’effets secondaires graves avec un très fort retentissement médiatique.

Par peur, des milliers de femmes ont brutalement interrompu leur contraception.

Quelles en sont les conséquences, notamment en termes d’IVG ?

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Quelles sont les conséquences de cette déferlante médiatique ?

Tout a commencé en France en décembre 2012 lorsque des plaintes de patientes contre les laboratoires commercialisant ces pilules ont été déposées. La déferlante médiatique a fait le reste, avec pour résultats des abandons de la contraception orale.

Deux ans plus tard, des chercheurs ont voulu chiffrer les conséquences médicales de cette alerte médiatique et notamment dénoncer la hausse du nombre d’IVG (Interruption volontaire de grossesse) qui en découle.

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+4% d’IVG, 10.000 femmes victimes

Au total, 2.300 IVG ont été comptabilisées dans 11 centres IVG, survenues à la suite d’un arrêt de contraception chez des femmes (âge moyen de 26 ans) qui ont déclaré avoir eu peur des informations véhiculées par les médias. Rapporté au nombre moyen habituellement pratiqué en France, cela correspond à une augmentation de 4% des avortements directement attribuables au scandale médiatique des pilules de 3e et 4e génération. Si l’on considère que le phénomène s’est étalé sur une année environ, on arrive à un total de 10.000 femmes victimes des informations véhiculées par les médias.

Or les conséquences d’une IVG sont très loin d’être négligeables, avec outre des répercussions psychologiques certaines, des effets secondaires physiques durables fréquents.

Au final, si depuis une dizaine d’années le nombre d’IVG en France est stable, le prochain bilan devrait annoncer un triste retour à la hausse…

Publié le 22 Octobre 2014 | Mis à jour le 22 Octobre 2014
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : S Pozzi-Gaudin et coll.
Voir + de sources
, Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologique de la Reproduction, 30 septembre 2014, DOI: 10.1016/j.jgyn.2014.08.006, http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S036823151400221X.
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