Phobie, dépression, ... : il n'y a pas d'âge pour faire une psychothérapie !
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Même à plus de 80 ans, on peut évoluer psychologiquement

Claudine Badey-Rodriguez psychologue, psychothérapeute et auteur de " J'ai décidé de bien vieillir " est spécialiste du vieillissement. " Une patiente, âgée de 82 ans, est venue me voir parce qu'elle souffrait de cauchemars, de ruminations, de colère non évacuée au sujet d'un événement survenu aux alentours de ses 40 ans. Son mari avait eu une liaison et l'avait quittée quelques mois pour une autre femme avant de lui revenir. Elle avait vécu avec cela par la suite, mais ce traumatisme n'était pas digéré. En quelques séances de thérapie (avec comme approches thérapeutiques l'EFT et l'EMDR), elle allait nettement mieux. " Ainsi, même à 82 ans, il est possible de changer.

La psychothérapie soutient quand on est malade

Quand on souffre d'une maladie physique, ce qui devient plus fréquent avec l'avancée en âge, on n'a pas le choix. On doit l'affronter. " Le travail de thérapie peut renforcer les ressources pour faire face à la maladie, explique encore la psychologue, et c'est une grande aide. Il m'est par exemple arrivé d'aider des personnes atteintes d'une maladie de Parkinson. La thérapie permet aussi d'aborder la douleur, l'amoindrissement de certaines capacités, la solitude éventuelle, la perte de personnes de l'entourage...

La psychothérapie pourrait même aider pour la prévention de la maladie d'Alzheimer...

" Des traumatismes non résolus, explique encore Claudine Badey-Rodriguez, seraient un des facteurs favorisant la maladie d'Alzheimer. Chez les personnes âgées, on rencontre assez fréquemment des deuils non résolus, des événements douloureux non digérés. Les traiter améliore souvent l'état émotionnel, soulage des facteurs d'angoisse. " Il faut cependant faire attention à ne pas affronter de manière très volontaire des événements qui pourraient être trop difficiles à supporter, risquant d'augmenter le sentiment d'insatisfaction à propos de sa propre vie.

En fin de vie, une psychothérapie de soutien peut encore apporter beaucoup

Même en fin de vie, en service de soins palliatifs, certaines personnes ont besoin d'aide pour redonner du sens à leur vie. Un accompagnement peut les aider à retrouver le fil conducteur, le sens qu'a eu leur vie. Il peut aussi leur permettre de se mettre en paix avec elles-mêmes en " revisitant " des évènements pour lesquels elles n'avaient pas apporté, à leur sens, de réponse satisfaisante lorsqu'ils s'étaient produits. Etre en paix peut alors leur donner de la force pour affronter la mort.

À lire

" J'ai décidé de bien vieillir ", aux éditions Albin Michel, de Claudine Badey-Rodriguez, psychologue.

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