Pamela Anderson publie des images des blessures que lui aurait infligées Adil Rami

Publié le 04 Juillet 2019 par Sophie Raffin, journaliste santé
La séparation de Pamela Anderson et Adil Rami est houleuse. Après avoir accusé son ex d'infidélité, l'ancienne star d'Alerte à Malibu assure sur les réseaux sociaux qu'il a été violent pendant leur relation. Pour convaincre les sceptiques, elle a diffusé des images de sa main blessée.
© abacapress

Pamela Anderson publie des photos de sa main blessée

Pamela Anderson poursuit ses attaques contre son ex, le joueur de football Adil Rami, sur la toile. Pour appuyer ses accusations de violences conjugales, l'ex-star d'Alerte à Malibu a publié des photos et des vidéos de sa main blessée sur son blog personnel. Elle assure que ces blessures soignées en février dernier, sont du fait du sportif.

La playmate a écrit “Quand il m’a écrasé les mains, en particulier la main droite jusqu’à ce qu’elle craque, j’ai mis six mois à aller voir le médecin. Je leur ai dit que cela ressemblait à de l’arthrose. Toutefois, j’ai dit à sa sœur et au concierge de l’Olympique de Marseille qui m’ont emmené, ce qui s’était vraiment passé. La sœur m’a juste dit d’être patiente. Qu’il était en train de changer”. Pamela Anderson poursuit “Je ne pouvais pas écrire ou ouvrir une bouteille sans que cela me fasse mal. Il me faisait mal de façon que vous ne puissiez pas voir. Il m'attrapait brutalement, m'intimidait et me tenait avec sa force physique. Il ne me laissait pas partir. Me prenant mes clés de voiture pour que je ne puisse pas bouger”.

Adil Rami dément les accusations

Pour sa part, Adil Rami a réagi uniquement par le biais d'un communiqué de presse publié le 3 juillet 2019. Il “dément fermement les accusations mensongères proférées contre lui et se réserve le droit d’engager toute procédure afin de préserver son intégrité et sa réputation”. Le footballeur assure n’avoir “jamais commis la moindre violence” ni “eu de comportement brutal à l’encontre de Mme Anderson”.

Le sportif s'était engagé auprès du réseau Solidarité Femmes. Après les accusations de Pamela Anderson, l'organisation a préféré stopper son partenariat pour le moment. Elle explique sur son site internet “La FNSF applique des principes d'intervention auprès des femmes victimes de violences qui sont l'écoute et de croire leur parole. La FNSF a donc décidé de suspendre la collaboration en vue d'actions futures avec Adil Rami, dans l'attente de clarifications et d'informations complémentaires concernant les déclarations de son ex-compagne”.

La violence conjugale en chiffres

Selon l'étude sur les violences au sein du couple dévoilée en mars dernier par l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 109 femmes sont mortes sous les coups d'un conjoint ou ex-compagnon en France en 2017. Majoritairement, le décès a lieu au domicile que cela soit du couple, de la victime ou de l'auteur.

Dans un tiers des cas, le coup fatal est donné pendant une dispute. Une séparation est le mobile dans 26% des cas. De plus, les victimes avaient déjà subi des violences de la part de leur partenaire dans la moitié des affaires.

Si le nombre de décès diminue depuis 2007, le nombre de cas de violences faites aux femmes sans entraîner la mort a légèrement augmenté. On a comptabilisé 98 500 faits en 2017, soit une hausse de 1,5% par rapport à l'année précédente. Il s'agit majoritairement de violences physiques (des viols dans 2% des cas), de menaces de mort (11%) et du harcèlement.

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que 35% des femmes dans le monde disent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire ou d'un proche. De plus, 38% des meurtres de femmes sont le fait d'un conjoint ou ex-compagnon.

Violences conjugales : que faire ?

Les violences conjugales sont punies par la loi. Elles peuvent prendre plusieurs formes : physiques (coups, séquestration, strangulation...), verbales (injures, menaces...), psychologiques (humiliations, chantages affectifs...), sexuelles (agressions, viols).

Si vous êtes victime de violences conjugales

Que ces actes soient répétés ou uniques, les femmes agressées peuvent contacter le numéro anonyme et gratuit 3919. Des experts répondent aux appels de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés.

Il est aussi possible de joindre une association du réseau France Victimes, via le numéro 116 006 victimes.

En situation d'urgence, il faut appeler le 17 ou 112

Les femmes qui décident de saisir la justice, peuvent être assistées par un avocat, dont les frais pourront être pris en charge à certaines conditions dans le cadre de l'aide juridictionnelle. Il est aussi possible de contacter le bureau d'aide aux victimes pour bénéficier d'un soutien pour les démarches judiciaires.

Si vous êtes témoin de violences conjugales

Si vous pensez qu'une personne de votre entourage est victime de violences conjugales, il faut tenter d'en discuter avec elle à un moment où elle est seule et en confiance. Orientez-la vers les services d'aides comme le 3919 et les associations de victimes. Il est aussi possible de prévenir un travailleur social de la mairie ou du Conseil général, les services de police ou de gendarmerie, des organisations spécialisées dans la lutte contre les violences...

Et une nouvelle fois, en cas de situation d'urgence, il ne faut pas hésiter et appeler le 17.

Un nouvel outil de lutte contre les violences faites aux femmes

Les personnes ayant besoin d'informations sur la lutte contre les violences conjugales peuvent se tourner vers Twitter depuis le 24 juin 2019. Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, et Marlène Schiappa, secrétaire d’État, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, ont lancé un compte dédié à la prévention des violences sexistes et sexuelles @arretonsles.

Ce compte Twitter a deux objectifs :

  • être un centre de ressources pour les femmes victimes de violences afin de leur faire connaître les dispositifs d’aide et d’orientation mis en œuvre par le Gouvernement pour les protéger.
  • être un outil de sensibilisation à destination de la société en incitant les témoins à réagir.