Oui à la conservation des ovocytes «de convenance»

Le Collège des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) vient de se prononcer en faveur de la conservation des ovocytes « de convenance », alors qu’aujourd’hui en France, seule certaines femmes peuvent le faire pour raisons médicales, par exemple avant la mise en route d’un traitement qui risque d’être stérilisant.

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L’autoconservation des ovocytes est autorisée pour raisons médicales uniquement

En France, la loi de bioéthique de juillet 2011 n'autorise l'autoconservation des ovocytes que pour des raisons médicales. Les femmes qui font un don d’ovocytes peuvent ainsi autoconserver une partie de leurs ovocytes, dont l’accès ultérieur sera autorisé en cas de problème de fertilité.

Toutes les autres femmes ne peuvent pas choisir de conserver leurs ovocytes. C’est ainsi qu’en cas de stérilité, certaines femmes ont recours à des dons d’ovocytes. Or les dons d’ovocytes ne sont pas suffisants pour répondre à la demande. La France est en pénurie d’ovocytes.

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De plus, bénéficier d’un don d’ovocytes ne permet pas de conserver le patrimoine génétique du couple.

À noter que les hommes, eux, ont ce droit de congeler leur sperme, par convenance, au cas où. Mais c’est aujourd’hui possible aussi pour les femmes, grâce à la technique de vitrification.

De plus en plus de femmes consultent pour infertilité

Les couples qui recourent à une aide médicale à la procréation sont de plus en plus nombreux, indiquant une baisse de la fertilité. Parallèlement, les femmes conçoivent de plus en plus tardivement, lorsque la fertilité est en déclin. Pouvoir disposer de ces propres ovocytes en cas de besoin est une sécurité pour les femmes.

D’ailleurs, de nombreux pays acceptent l’autoconservation des ovocytes par pure convenance et la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) a émis un avis favorable.

Cette pratique pourrait-elle aussi être autorisée en France ?

Publié le 13 Décembre 2012 | Mis à jour le 14 Décembre 2012
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Communiqué du CNGOF (Collège des gynécologues et obstétriciens français), décembre 2012.
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