Oméga-3 : comment reconnaître les poissons gras ?

Publié le 18 Juin 2007 à 2h00 par Dr Philippe Presles
En réponse à vos messages de forums, voici des conseils en matière d'alimentation. Les recommandations santé sont très claires, il faut manger du poisson au minimum deux fois par semaine. Pourquoi ? Parce qu'ils représentent une excellente source d'oméga-3, des acides gras polyinsaturés particulièrement bénéfiques. Et les poissons gras sont les plus riches en oméga-3. Mais comment différencier les poissons gras des poissons maigres ?
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Question d'une internaute :

"Avec la multitude de poissons qui existent, j'aimerais pouvoir faire la distinction entre les poissons gras et les poissons maigres.

Quelqu'un parmi vous pourrait-il me dire quel poisson classer dans quelle catégorie ? Merci par avance."

Dr Philippe Presles : cette question interpelle à juste titre et est même régulièrement posée dans vos forums e-sante. Soyez rassurée, la réponse est très simple.

Quels sont les poissons maigres ?

Bar, cabillaud, lieu, colin ou merlu, merlan, limande, sole, carrelet ou plie, éperlan, églefin, rascasse, saint-Pierre, brochet, daurade, grondin, lingue, raie, roussette, tacaud, truite de mer.

Ils contiennent de 1% (voire moins) à 4% de lipides et apportent entre 65 et 105 calories aux 100 g.

A savoir : les poissons gras sont "bleus"

Maquereau, sardine, saumon, thon, anguille fumée, alose, murène, lamproie, hareng frais, truite saumonée, barbue, flétan, lotte ou baudroie, mulet, perche, rouget, sprat, turbot et turbotin.

Ils contiennent 5 à 12% de lipides et apportent 110 à 220 calories aux 100 g.

Poissons sauvages ou d'élevage ?

Il s'agit là d'une autre question bien légitime.

Les poissonssauvages, de par leur mode de vie (alimentation et déplacement), sont les moins gras.

Ce sont donc globalement les poissons d'élevage qui sont les plus gras.

De plus, comme maintenant ils sont nourris avec des farines de poisson, il n'y a plus de différence majeure avec les poissons sauvages.

Mais en pratique, gras ou maigre, sauvage ou d'élevage, le message à retenir est qu'il faut manger du poisson au moins deux fois par semaine, car tous apportent des oméga-3, un peu plus ou un peu moins.

Et pour la santé, il ne faut pas oublier non plus que c'est la variété qui prime ! Et donc, faites aussi une place aux crustacés, également riches en oméga-3.

Les oméga-3 : un cocktail de bienfaits pour votre santé !

Rappelons que l'étendue des bénéfices des oméga-3 est impressionnante.

La protection cardiovasculaire est la plus connue, mais, intervenant dans la structure de toutes les cellules de notre organisme et notamment des neurones, ils agissent aussi sur le bon fonctionnement de notre cerveau (et sur son développement, d'où l'importance des oméga-3 chez les femmes enceintes).

Les oméga-3 sont protecteurs de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) et des preuves commencent à s'accumuler concernant la maladie d'Alzheimer, la dépression, l'hyperactivité ou encore les cancers….