Les morsures d'animaux de compagnie sont parfois graves : prudence !

Peu fréquentes, les morsures d'animaux domestiques peuvent parfois être graves en fonction de leur localisation. Chaque année en France, on estime à environ 200.000 leur nombre, soit 1% des motifs de consultation d'urgence et 2% des accidents ménagers. Près de 70% des victimes sont des enfants de moins de 10 ans et les blessures de la face représentent 20%.
Publicité

Près des deux tiers des morsures infligées aux enfants sont dues à des chiens, principalement des bergers allemands, des cokers, des Rottweilers et des Pitbulls. Elles sont deux fois plus souvent localisées au niveau des membres supérieurs, mais celles de la face représentes néanmoins 20% des cas. Généralement, les lésions sont bénignes et guérissent sans laisser de trace à l'aide de simples soins locaux. En revanche, le risque infectieux demeure et peut provoquer une lymphangite (infection lymphatique provoquant rougeur locale, chaleur, gonflement, douleur et fièvre). Une hospitalisation afin de mettre en place un traitement antibiotique par voie veineuse se révèle alors indispensable.

Publicité
Publicité

Des plaies parfois délabrantes et destructrices

Sur le visage d'un enfant, les plaies sont souvent délabrantes, malgré une antibiothérapie, et nécessitent souvent une réparation chirurgicale délicate. Au membre supérieur, la main est facilement touchée avec de fréquentes lésions au niveau des articulations et des tendons, dans la mesure où ils sont très superficiels dans cette zone. Au membre inférieur, les grosses articulations comme le genou sont très exposées avec des pertes de substance importante en cas de morsures de Rottweiller ou de Pitbull. En dépit de la chirurgie, ces lésions laissent inévitablement des séquelles fonctionnelles et esthétiques importantes.

En présence d'animaux, il est primordial de toujours surveiller attentivement les enfants. Une simple faute d'attention, voire une négligence, peut faire basculer la vie d'un enfant. Soyez extrêmement prudent !

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 24 Septembre 2001 : 02h00