Mollusques, crustacés et sel : 3 produits contaminés par des microplastiques

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L’UFC-Que Choisir révèle la présence de microplastiques dans des échantillons de mollusques, de crustacés mais aussi de sel.

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Du plastique dans nos assiettes ? Dans son numéro de septembre 2018, l’association de consommateurs UFC-Que choisir alerte sur la présence de microplastiques dans trois produits de la mer : les mollusques, les crustacés et le sel, rapporte le siteFranceInfo le 28 août 2018.

71% des mollusques, 66% des crustacés et du sel

Ce constat résulte d’une analyse menée sur 102 échantillons de sel, de mollusques (comme les moules ou les huîtres) et de crustacés (comme les crevettes, les crabes ou les langoustines). Celle-ci a montré que 71% des mollusques et 66% des crustacés et du sel sont contaminés aux microplastiques, des particules de plastiques dont la taille est inférieure à 5 millimètres.

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Pire encore, 40% des échantillons de mollusques et de sel et 35% des échantillons de crustacés révèlent une "présence notable" de microplastiques. Les poissons, autres produits de la mer largement consommés ont quant à eux été écartés de l’étude car le fait de les vider avant la cuisson élimine une grande partie des plastiques qu’ils ont pu ingérer, contrairement aux crevettes et aux moules dont toute la chair est mangée, précise l’UFC-Que Choisir.

Bouteilles en plastique et microplastiques industriels

Mais d’où viennent ces microplastiques retrouvés dans les fruits de mer et le sel ? De deux sources principales, selon Que choisir. La première source, appelée microplastiques primaires, est présente dans les pneus, les peintures, les cosmétiques ou encore les textiles synthétiques. Il s’agit de microplastiques incorporés volontairement dans ces produits industriels pendant leur fabrication. Leur taille étant trop petite pour qu’ils soient retenus dans les stations d’épuration, ils sont rejetés dans les eaux douces puis dans les mers et les océans.

La seconde source, appelée microplastiques secondaires, correspond quant à elle à la fragmentation dans les mers et les océans de déchets en plastique, par exemple des bouteilles.

Et toutes les zones et modes de production seraient indistinctement concernés : pêche ou élevage, la pollution aux microplastiques semble omniprésente. Un constat inquiétant puisque l’effet des microplastiques sur la santé est encore mal connu. Le principal risque lié à ces polluants résiderait dans les substances qu’ils peuvent enfermer, comme les biphényles polychlorés (BPC) ou encore le bisphénol A, selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publié en juin 2016.

Limiter l'usage du plastique

Pour limiter la pollution plastique, Que choisir rappelle que chacun peut agir à son échelle en adoptant les bonnes pratiques suivantes :

  • bannir le plastique à usage unique (pailles, couverts, cotons-tiges...) ;
  • éviter les produits suremballés ;
  • utiliser des cabas en tissu ;
  • boire l'eau du robinet et utiliser une gourde ;
  • préférer les vêtements en fibres naturelles (ceux en synthétique perdent leurs fibres au lavage) ;
  • scruter la composition de ses crèmes solaires ou hydratantes, qui contiennent souvent un plastique appelé polyéthylène.

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