Mesurer soi-même sa tension : une aide précieuse !

Plus de huit millions de Français reçoivent un traitement contre l'hypertension. Un million d'entre eux possèdent un tensiomètre électronique, appareil leur permettant de mesurer eux-mêmes leur pression artérielle ou tension. Cette automesure constitue un très bon moyen de surveillance, à condition d'en respecter les règles de base.
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L'automesure de la pression artérielle par le patient à son domicile représente un bon moyen de contrôle et donc une meilleure prise en charge de l'hypertension artérielle. C'est pourquoi, elle est recommandée à tous les patients hypertendus*. Attention, elle ne remplace en aucun cas les visites régulières chez le médecin, ni se substitue à la mesure tensionnelle en cabinet médical. En revanche, elle apporte des informations complémentaires pour une bonne surveillance, affiner le diagnostic, adapter le traitement et évaluer son efficacité.

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Mise au point

Lorsque le médecin prend la pression artérielle d'un patient dans son cabinet, les mesures sont parfois trompeuses car la tension varie en fonction de nombreux facteurs : stress, effet blouse blanche, activité physique, etc. Inversement, l'automesure a l'avantage de pouvoir être effectuée dans des conditions de repos, en position assise et dans le calme. Elles reflètent ainsi davantage l'état du système cardiovasculaire.

Mode d'emploi

Le Comité français de lutte contre l'hypertension artérielle conseille d'appliquer la règle suivante, dite " règle de 3 " :

  • trois mesures consécutives le matin entre le lever et le petit déjeuner, à quelques minutes d'intervalle ;
  • trois mesures consécutives le soir avant le coucher, à quelques minutes d'intervalle ;
  • à effectuer trois jours de suite, quelques jours avant la date prévue de la consultation chez le médecin.

En réalisant une moyenne de ces valeurs, le médecin obtiendra un niveau précis de la pression artérielle au repos. Le suivi et les traitements seront ainsi bien mieux adaptés.

Publié le 24 Décembre 2003
Auteurs : Dr Philippe Presles
Source : Conférence de presse du CFLHTA (Comité français de lutte contre l'hypertension artérielle), décembre 2003.