Médicaments : de moins en moins de boîtes rapportées en pharmacie

Publié par Anne Valois, journaliste santé le Vendredi 18 Mai 2018 : 11h17

Le recyclage des médicaments continue de connaître un réel succès. Mais pour la première fois depuis longtemps, le nombre de boîtes rapportées a fortement baissé. Le résultat de bonnes pratiques, selon l'association Cyclamed.

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Les Françaises et Français ont pris de bonnes habitudes en matière de consommation des médicaments. Et les chiffres s'en ressentent. En 2017, l'association Cyclamed a récupéré 11 000 tonnes de produits non utilisés ou périmés, révèle Le Parisien. Une baisse marquée qui ne s'était pas produite depuis 2014.

11 000 tonnes de médicaments recyclés, cela représente 800 tonnes de moins que l'année précédente. Une véritable rupture aux yeux de l'association chargée de récolter les produits rapportés en pharmacie. Elle s'accompagne aussi d'une baisse du nombre de boîtes délivrées par les officines sur la même période.

Dans un communiqué, Cyclamed salue les bons réflexes de la population française. D'après un sondage BVA, 8 personnes sur 10 ont pris l'habitude de recycler leurs médicaments usagés ou périmés… et 55 % le font systématiquement. Les régions les plus zélées en la matière sont les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et le Grand-Est.

Un geste vertueux pour l'environnement

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Comment expliquer ce décrochage soudain ? Selon Cyclamed, les facteurs positifs se sont combinés en 2017. Les campagnes d'information commencent à porter leurs fruits, et les Français.es adhèrent sans trop de réserves au principe du recyclage des médicaments.

Les médecins ont eux aussi adopté de meilleures habitudes : leurs prescriptions se sont raccourcies, menant à une baisse de la consommation. Quant aux pharmacien.ne.s, ils et elles auraient davantage tendance à demander aux patient.e.s de respecter leur ordonnance à la lettre.

Pour rappel, rapporter ses médicaments en pharmacie est un geste vertueux qui permet d'éviter qu'ils ne se retrouvent dans la nature. Ils sont ensuite incinérés, ce qui permet de chauffer et d'éclairer environ 7 000 logements pendant un an. Sont récupérés les médicaments périmés ou non qui ne seront pas utilisés : comprimés, suppositoires, patches, aérosols et même ampoules.

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