Dépression, complications, prise de poids : Marilou Berry se confie sur sa grossesse difficile

Publié le 03 Juillet 2019 par Sophie Raffin, journaliste santé
La grossesse n'est pas une période merveilleuse et épanouissante pour toutes les femmes. L’actrice Marilou Berry s'est confiée dans une interview accordée à Télé Loisir sur les difficultés rencontrées lorsqu'elle attendait son fils Andy.
© abacapress

La grossesse de Marilou Berry n'a pas été un long fleuve tranquille. En pleine promotion de son second film en tant que réalisatrice "Quand on crie au loup", elle a confié à Télé-Loisirs “J’ai eu une grossesse un peu difficile, avec plein de petites choses pas graves mais ennuyantes de type œdèmes, tension, surpoids… On était loin de la grossesse de papier glacé !”.

Le travail a permis à la comédienne et réalisatrice de faire face aux difficultés rencontrées. Elle explique “Je suis très heureuse d’avoir fait un enfant et j’aime mon fils (Andy, né en novembre 2018, ndlr) comme rien d’autre au monde, mais être enceinte c’est pas facile. Travailler, ça a été un moyen pour moi de ne pas faire de dépression. Diriger une équipe sur un film ça permet d’arrêter de se regarder le nombril. Évidemment, c’est plus rude parce que c’est fatiguant de travailler enceinte mais en même temps ça m’a permis de passer ces étapes”.

Pendant sa grossesse, la fille de Josiane Balasko avait d'ailleurs à l'époque évoqué avec humour les affres de cette période sur son compte Instagram.

Avant les maux de la grossesse et la dépression, Marilou Berry avait perdu 25 kilos pour la sortie de "Joséphine s'arrondit". Elle avait alors dû apprendre à gérer les critiques sur sa silhouette.

“On m’a beaucoup reproché d’avoir perdu du poids ! La communauté des femmes rondes ou grosses, personnellement le terme grosse me convient car il n’est absolument pas injurieux, a cru que je l'avais trahie. Parce que soi-disant je clamais que j’étais bien dans ma peau et qu’en réalité ce n’était pas vrai… “ se rappelle-t-elle. Puis, elle ajoute “j’ai simplement expliqué que mon corps ne m’empêchait pas de faire ce que je voulais, quel qu’il soit”.

Désormais, elle a appris à vivre avec ses formes de nouvelle maman : “Je fais comme tout le monde, c’est-à-dire comme je peux ! Je prends des kilos parce que je mange trop, parce que je me régule plus et parce que je fais un bébé. Si j’avais la motivation, je perdrais du poids, mais je n’ai pas le temps”. Elle ajoute “Je n’ai pas envie de me faire souffrir en me disant qu’il faut à tout prix retrouver la ligne”.

La dépression pendant la grossesse

En plus de faire face à de nombreuses modifications physiques et physiologiques, les femmes enceintes vivent de grands bouleversements psychologiques.

Environ 10% de futures mamans connaissent des épisodes dépressifs pendant leur grossesse. Les signes sont une exacerbation de l'anxiété, des crises de larmes répétées, des plaintes fréquentes, une dépendance affective forte, perte d’intérêt ou de plaisir pour ses activités habituelles, difficultés de concentration ou à dormir.

Les femmes jeunes, celles qui ont rencontré des complications lors d'un précédent accouchement, celles qui ont eu un avortement, celles qui ont connu des traumatismes de l'enfance, ont plus de risques de faire une dépression.

Il est important de la prendre en charge le plus tôt possible car le trouble augmente les risques de faire une dépression post-partum. En effet selon des études, 30 à 60% des mères qui en souffrent, présentaient déjà des symptômes pendant leur grossesse.

Il est ainsi nécessaire de parler de ses difficultés à son médecin ou à psychologue. Un suivi pourra être mis en place en cas de besoin. Enfin, les dépressions graves sont rares pendant la grossesse.