Manque de rigidité du pénis : un trouble de l'érection

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Une érection ? C'est le pénis qui grandit et devient rigide… Mais ce n'est pas très précis. Qu'est-ce qu'une rigidité "normale" pendant une érection ? Quand faut-il aller voir un médecin si la rigidité ne nous semble pas suffisante ou satisfaisante ? Et comment en juger ?

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Qu'est-ce qui fait la rigidité d'une érection ?

Lors d'une érection, le pénisdevient rigide parce qu'il s'engorge de sang. Sous l'effet d'une stimulation, les muscles de la base dupénis se relaxent. Ils laissent le sang entrer dans ce que l'on appelle les corps caverneux, deux cylindres qui parcourent toute la longueur dupénis. Formés d'une coque souple mais très résistante, les corps caverneux se redressent et deviennent très rigides : c'est l'érection. De nombreuses causes peuvent enrayer ce mécanisme :

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  • Excès de cholestérol dans le sang ou maladies cardiovasculaires.
  • Diabète.
  • Certains traumatismes neurologiques.
  • De nombreux médicaments (notamment des antihypertenseurs, des antidépresseurs, des tranquillisants et d'autres encore).
  • L'usage de tabac et d'alcool.

Des facteurs psychologiques peuvent aussi jouer un rôle : anxiété, dépression, peur de l'échec peuvent diminuer la qualité del'érection.

Quand peut-on dire qu'un manque de rigidité est un trouble de l'érection ?

C'est une question plus complexe qu'elle n'en a l'air. La fréquence des troubles de l'érection augmente avec l'âge (1) : ils touchent plus de la moitié des hommes de plus de soixante ans. Cependant, leur gravité peut aller de troubles occasionnels et bien vécus jusqu'à une absence totaled'érection, ou des érections qui ne permettent pas un rapport complet.

La question que les hommes, ou les couples, doivent se poser est donc plutôt "la qualité de mesérections (ou de celles de mon partenaire) me permet-elle d'avoir une vie sexuelle et de couple épanouie ?"

 
Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Jeudi 26 Janvier 2012 : 14h34
Mis à jour le Lundi 30 Janvier 2012 : 11h16
Source : (1) Jackson et al., Journal of Sexual Medicine 2006;3-28-36.