Maladie de Parkinson : parole de malade

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Agé de 57 ans, Hervé est atteint de la maladie de Parkinson. Il a vécu toutes les étapes psychologiques difficiles qui ont suivi l’annonce du diagnostic mais aussi la rééducation intensive, la neurostimulation cérébrale... Délégué bénévole pour l’association France Parkinson, voici ses cinq messages.

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Penser à la maladie de Parkinson même vers la cinquantaine

Il n’est pas évident de diagnostiquer la maladie de Parkinson chez les cinquantenaires. Après deux ans d’errance diagnostique -la maladie s’est d’abord signalée par une douleur à l’épaule- le verdict est tombé. Une terrible nouvelle assénée de but en blanc, mais aussi le soulagement d’avoir enfin des explications à un état de santé dégradé depuis plusieurs années.

Selon le parcours classique d’un jeune parkinsonien, Hervé Desevedavy est passé par plusieurs étapes psychologiques : le déni, la colère, la peur, la dépression frôlée de peu, la difficile acceptation en passant d’une position de victime à celle de résistant où il a testé les différentes stratégies thérapeutiques. Puis, après quelques années, l’apaisement, l’adoption d’une certaine philosophie de vie notamment à l’occasion de stages de rééducation spécifiques et l’envie de mettre de nouveau des projets sur les rails.

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Modifier le regard sur la maladie de Parkinson

Encore aujourd’hui, on imagine le parkinsonien comme une personne âgée, retraitée grabataire et qui tremble. Or, l’âge moyen au moment du diagnostic est de 58 ans. Ce sont des personnes encore jeunes, actives avec des problématiques de vie totalement différentes. Il est temps de voir la maladie de Parkinson telle est : elle n’est pas un signe de vieillesse. Elle touche des personnes souvent jeunes, vers la cinquantaine.

200 000 français en souffrent (1). 25 000 nouveaux diagnostics sont portés chaque année (2).

Publié le 06 Avril 2017 | Mis à jour le 06 Avril 2017
Auteurs : Hélène Joubert, journaliste scientifique
Source : Pour en savoir plus : http://www.franceparkinson.fr/
(1) Circulaire SG/DGOS/R4/DGS/MC3/DGCS/3A/CNSA no 2015-281 du 7 septembre 2015 relative à la mise en œuvre du plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019 ; (2) Indicateurs de fréquence, d’hospitalisations et d’affection longue durée pour l’année 2012.
Voir + de sources
Données du SNIIRAM, INVS
Merci à Hervé pour cet entretien..
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