Lymphome, un cancer difficile à dépister

Publié le 10 Septembre 2007 à 2h00 par Rédaction E-sante.fr
Le lymphome est un cancer du sang peu connu et difficile à dépister. Or il peut toucher tout le monde et à tout âge. Que faut-il savoir sur ce cancer de plus en plus répandu ?
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Le lymphome, un cancer du sang

Le lymphome est la forme de cancer du sang la plus répandue. Il existe une trentaine de types différents de lymphomes, mais on distingue globalement deux grandes catégories : les lymphomes de Hodgkin et les lymphomes non-hodgkiniens, ces derniers étant les plus répandus. Le lymphome se développe dans le système lymphatique, lequel fait partie du système immunitaire. Un des problèmes avec ce type de cancer du sang est que les symptômes révélateurs ne sont pas spécifiques et peuvent être confondus avec des maladies moins graves, comme une simple grippe par exemple, ce qui joue en défaveur d'un diagnostic précoce, si essentiel pour en améliorer le pronostic.

Des symptômes trop peu spécifiques pour le lymphome...

Le signe le plus classique est un gonflement d'un ou de plusieurs ganglions palpables au niveau du cou, des aisselles, de l'aine ou d'un organe. Mais le lymphome peut aussi se manifester par une perte de poids, une fièvre inexpliquée, des sueurs nocturnes, de la fatigue, des malaises, des démangeaisons importantes ou encore des douleurs abdominales. Ainsi, toute personne présentant de tels symptômes persistants et inexpliqués doit consulter un médecin afin qu'il établisse un diagnostic précis.

Une fréquence croissante étonnante

Une autre particularité de ce cancer du sang est liée à l'augmentation du nombre de cas. C'est simple, sa fréquence a presque doublé en 20 ans dans les pays développés. Chaque année en France, près de 12.000 personnes sont nouvellement touchées. A noter que les causes exactes de la maladie ne sont pas connues. Mais dans le cas des lymphomes non hodgkiniens, des facteurs environnementaux (exposition à des substances toxiques comme les dioxines et les pesticides par exemple) ont également été mis en cause et pourraient expliquer l'augmentation de leur fréquence…

Source : Communiqué de presse France Lymphome Espoir, 11 juillet 2007.