Lutéran et Lutényl : 2 nouveaux médicaments soupçonnés d'entraîner des méningiomes

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Le Lutéran®, le Lutényl® et leurs génériques, utilisés dans la prise en charge de la ménopause, des troubles menstruels et de l'endométriose, sont soupçonnés d'entraîner des méningiomes. De nouvelles recommandations pour leurs utilisations sont précisées aux professionnels de santé. 

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L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de Santé (ANSM) lance un avertissement dans un communiqué du 07 février 2019, concernant deux médicaments, L'acétate de chlormadinone ( Lutéran®) et l'acétate de nomégestrol (Lutényl®), utilisés dans la prise en charge de la ménopause, des troubles menstruels  et de l'endométriose. Le Lutéran ® , le Lutényl® et leurs génériques sont soupçonnés d'entraîner des méningiomes.

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Des cas de méningiomes observés

 Ces médicaments sont des dérivés d'une hormone, la progestérone. L'ANSM alerte donc sur un « nouveau risque possible » de méningiomes, dont les femmes doivent êtres informées. Un méningiome est une tumeur cérébrale développée à partir de cellules des membranes du cerveau et de la moelle épinière appelées les méninges.

Cependant, l'ANSM explique que ces cas déclarés " ne permettent pas de conclure, à ce stade, que les femmes qui utilisent ces médicaments présentent un risque de méningiome plus élevé que celui observé dans la population générale." Ainsi, une étude épidémiologique sera conduite dans les prochains mois par les  experts du Groupement d'intérêt scientifique Epi-Phare afin de déterminer si l'utilisation de ces deux progestatifs est associée à un sur-risque de développer un méningiome.

Recommandations rapportées aux professionnels de santé

En attendant, des mesures de recommandations sont mises en place par l'ANSM : "une lettre est adressée aux professionnels de santé afin, d’une part, de leur préciser les nouvelles recommandations pour l’utilisation de Lutéran®, Lutenyl® et de leurs génériques et, d’autre part, de les informer de la modification des documents d’informations (RCP et notice) associés à ces médicaments afin d’y faire figurer ce risque".

Les recommandations à destination des professionnels de santé sont :

  • L’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol est contre-indiquée en cas d’existence ou d’antécédent de méningiome.
  • Si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par de l’acétate de chlormadinone ou de l’acétate de nomégestrol, le traitement devra être arrêté immédiatement et définitivement, et la conduite à tenir devra être discutée avec un neurochirurgien.

Aussi, en cas de prescription d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol, les professionnels de santé devront :

  • Informer les patientes de l’existence du risque de méningiome,
  • (Ré)-évaluer la balance bénéfice/risque pour chaque patiente, en tenant compte du risque de méningiome,
  • Vérifier auprès des patientes l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome en évolution connu,
  • Prescrire dans le respect des indications autorisées par l’AMM,
  • Prescrire aux doses les plus faibles possibles et sur une durée la plus courte possible.
Publié le 11 Février 2019
Auteur(s) : Mathilde Polivka, journaliste santé
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