Alternative à l’inhumation : l'état de Washington légalise le compost... humain !

Publié le 24 Mai 2019 par Mathilde Polivka, journaliste santé
L’Etat de Washington a légalisé une loi unique, qui permettra bientôt aux personnes qui le souhaitent d’être transformé en "compost humain" après leur mort.
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© Istock

Aux Etats-Unis, le parlement local de l’Etat américain de Washington a adopté une loi autorisant la "réduction organique naturelle", autrement dit la "conversion, accélérée, et en milieu clos, de restes humains en humus".

La mesure doit entrer en vigueur en mai 2020, rapporte Franceinfo le 22 mai 2019. C’est le premier processus de compostage humain qui s’apprête à être commercialisé, révèle Katrina Spade, à la tête depuis dix ans de la société Recompose.

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"Cette technique est naturelle, sûre, durable et permet des économies importantes en matière d’émissions de CO2"

C’est le gouverneur démocrate, candidat à l’élection présidentielle de 2020 avec un programme très porté sur l’écologie, qui a promulgué cette loi. Katrina Spade explique : "cette technique est naturelle, sûre, durable et permet des économies importantes en matière d’émissions de CO2 et d’utilisation des terres."

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"Tout est recomposé, y compris les dents et les os"

D’après Recompose, le processus est plutôt simple : il s’agit d’accélérer le processus naturel de décomposition du corps en le plaçant avec de la paille, des copeaux de bois et de la luzerne dans un conteneur, où sont crées les conditions idéales d’humidité et d’oxygénation pour que les bactéries fassent leur travail.

"Tout est recomposé, y compris les dents et les os", écrit l’entreprise. Le conteneur est mélangé en plusieurs étapes, afin de récupérer d'éventuels plombages dentaires, stimulateurs cardiaques et autres prothèses qui ne seraient pas biodégradables.

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C’est une réelle alternative à l’inhumation. Le procédé mis au point par Recompose est semblable à celui déjà en usage depuis des décennies dans l'agriculture pour transformer les carcasses d'animaux.

Il a été testé scientifiquement en 2018 avec l'université de l'Etat de Washington à l'aide de six corps légués par des volontaires. Poussières, ils sont redevenus poussières. Au bout de trente jours environ, "le matériau que nous rendons aux familles est très semblable au terreau que vous pourriez acheter dans votre pépinière", assure la start-up. 

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