Des milliards de mégots polluent notre planète...

L'Association Haro sur le Mégot appelle à la responsabilité. Nos villes sont parsemées de milliards de filtres de cigarettes et nos égouts sont engorgés de mégots. Les routes, les trottoirs, les espaces verts, les forêts, et même nos plages, sont considérés comme de gigantesques cendriers. Par respect pour notre planète, on ne jette plus négligemment nos papiers et autres détritus dans la rue ou dans la nature. Alors pourquoi les fumeurs continuent à laisser tomber leurs mégots partout ?
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Pour une fois, il ne s'agit pas de combattre le tabagisme, ni même de parler des effets néfastes du tabagisme passif. Haro sur le Mégot est une association loi 1901, créée pour empêcher que la planète ne devienne un cendrier géant.

Comme le souligne son président, Jean-Claude Laborie, il faut éduquer les fumeurs à respecter les espaces de vie collective, en les incitant à réfléchir sur leur comportement insouciant et parfois dangereux (incendies). Contre cet incivisme, il est nécessaire d'engager des actions préventives. Interview de Jean-Claude Laborie.

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e-sante : Nos mégots de cigarettes représentent-ils une pollution réelle de notre environnement ?

Jean-Claude Laborie : Tout est relatif. Par exemple, elle est bien évidemment moins importante que l'effet de serre. Mais sur les cinq milliards de cigarettes fumées chaque années en France, combien finissent sur le sol ? De plus cette pollution est très difficilement extractible du sol de nos villes. Et je ne vous parle pas des plages, des squares, etc. Ensuite, ces mégots finissent en boue, à la fin du parcours de nos égouts citadins. Pour les autres, jetés dans la nature, je vous laisse imaginer.

e-sante : Ne sont-ils pas biodégradables ? En combien de temps ?

Jean-Claude Laborie : Oui, ils sont biodégradables mais le processus met entre 10 et 20 ans. C'est extrêmement long.

 
Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 05 Juillet 2005 : 02h00