L’endométriose augmenterait le risque de souffrir d’une forme de cystite

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Les femmes qui souffrent d'endométriose seraient plus nombreuses à souffrir de cystite interstitielle. Elle provoque des envies fréquentes d'uriner.

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Décidément, les maux s'acharnent sur les femmes qui souffrent d'endométriose. Cette maladie chronique, responsable de règles douloureuses et de troubles de la fertilité, augmenterait aussi le risque de souffrir d'un autre trouble intime : la cystite interstitielle. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs de l'université médicale de Taipei (Taiwan) dans la revue Neurology & Urodynamics.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont recruté plus de 9 000 femmes souffrant d'endométriose. Pendant trois ans, leur état de santé a été comparé à celui de 27 500 femmes n'ayant pas reçu un tel diagnostic. Ces dernières semblent, globalement, mieux se porter sur de nombreux indicateurs.

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Mais c'est surtout au niveau des troubles gynécologiques que l'écart se creuse entre les patientes qui se battent contre l'endométriose et les autres. Souffrir de cette maladie chronique est associé à un risque trois à quatre fois plus élevé de présenter une cystite interstitielle.

Repérer plus tôt les malades

Ce syndrome douloureux est encore mal connu du corps médical. En France, impossible de savoir combien de femmes en sont atteintes. Les symptômes, eux, sont clairement handicapants. Des douleurs entre le pubis et l'abdomen se manifestent régulièrement. S'y ajoute une envie fréquente – parfois urgente – d'uriner.

Ainsi, les patientes se rendent aux toilettes au moins huit fois par jour et deux fois par nuit. Si l'origine de ces manifestations est inconnue, quelques traitements existent. Selon le site Orphanet, spécialisé dans les maladies orphelines, l'administration de cimétidine (antiulcéreux), d'amitryptiline (antidépresseur tricyclique) ou de diméthylsulfoxyde (antalgique) permettent de soulager les malades.

"Cette étude rappelle aux patients et aux médecins que l'endométriose peut être associée à une cystite interstitielle, souligne le Dr Shiu-Dong Chung, auteur de l'étude. Une détection et une prise en charge précoces permettraient d'obtenir de meilleurs résultats thérapeutiques."

Mais le repérage de l'endométriose lui-même souffre d'un lourd retard : en moyenne, les patientes attendent plusieurs années entre l'apparition des symptômes et le diagnostic. Durant ce temps, la maladie continue de progresser.

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