Jeux dangereux : informer pour prévenir

Publié le 09 Novembre 2009 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
Chaque année, 10 à 20 enfants décèdent d'un jeu dangereux. Ce ne sont pas des enfants particuliers, perturbés ou à problèmes. Ces jeux dangereux, de type jeu du foulard, sont pratiqués par des millions d'enfants et d'adolescents. Comment prévenir ? Existe-t-il des signes à repérer ?
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Les jeunes ne perçoivent pas les conséquences de ces jeux dangereux

Pourquoi est-ce si important que parents et professionnels soient vigilants et ouvrent le dialogue ? Parce que les enfants, joueurs, inconscients et encore immatures, ne voient pas forcément le danger des jeux qu'ils expérimentent. Un enfant ou adolescent n'analyse pas les dangers comme le ferait un adulte.

Un coup de pouce peut donc leur être utile, sous forme de dialogue, voire salutaire. Il suffit parfois de prévenir un jeune pour qu'il prenne conscience du danger, car généralement, il ne tient pas à mourir, même en pratiquant des jeux dangereux.

En revanche, en cas de mal-être ou de problème de dépendance, il est nécessaire de s'adresser à un spécialiste.

Suicide ou jeux dangereux ?

Pourquoi certaines victimes sont-elles retrouvées seules chez elles ? Les jeux dangereux sont généralement pratiqués en groupe et découverts à l'école, lors d'un sport, en colonie, voire même sur Internet. Pourtant, l'expérience est répétée chez soi et c'est là que l'accident survient plus fréquemment. C'est ainsi que l'hypothèse du jeu du foulard par exemple, peut être évoquée avant de conclure à une tentative de suicide.

Jeux dangereux : des signes à repérer

Certains signes peuvent amener à émettre l'hypothèse d'un jeu dangereux et à engager la discussion :

  • Marques rouges inexpliquées au niveau du cou.
  • Présence fréquente dans la chambre d'un lien, d'une ceinture, d'un foulard sur le lit, le radiateur, l'armoire.
  • Interrogations du jeune sur la pratique du jeu en parlant de quelqu'un de son entourage.
  • Des symptômes comme des micro-hémorragies au niveau de la conjonctive (visibles dans le blanc de l'oeil), des maux de tête.
  • Fléchissement scolaire.
  • Bruits de chutes dans la chambre.
  • Etc.

À savoir

On distingue les jeux de non-oxygénation, comme le jeu du foulard, et les jeux d'agression.

Ces expériences concernent des jeunes de 4 à 20 ans, avec un pic entre 11 et 13 ans, majoritairement des garçons, de tout niveau social.

Les enfants et les adolescents excellent dans ce domaine pour inventer des jeux incroyables parfois dangereux. Le jeu du foulard est ici un exemple. Il en existe hélas de nombreux autres aux noms étonnants. Parmi les jeux qui privent le cerveau d’oxygénation du cerveau : jeu de la tomate, rêve indien, rêve bleu, jeu de la grenouille...

Source : Association Benjamin (www.sosbenjamin.org) ; Association des parents d'enfants accidentés par strangulation - APEAS (www.jeudufoulard.com).