Incontinence : halte à la résignation !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 22 Mai 2006 : 02h00
Mis à jour le Mardi 12 Avril 2016 : 18h54

Pourquoi vivre un handicap dans le silence et la résignation alors qu'il existe des solutions pour traiter le problème de l'incontinence ? C'est sans doute par pudeur que les victimes d'incontinence n'osent pas en parler à leur médecin. Elles sont nombreuses, et ce ne sont pas seulement celles que l'on croit : les personnes âgées sont souvent touchées, mais aussi les femmes jeunes et les hommes.

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L'incontinence touche des millions de personnes

Plus de 3 millions de Français sont atteints d'incontinence et nombre d'entre eux souffrent en silence. Or les possibilités de traitement sont nombreuses et adaptées aux différentes formes d'incontinence. On distingue ainsi :

  • L'incontinence par impériosité : due à une hyperactivité de la vessie, laquelle se contracte trop tôt, sans raison, ce qui entraîne des besoins d'uriner incessants et impromptus.
  • L'incontinence d'effort : due à une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire, ce qui entraîne des fuites lors d'un effort, même minime (rire, toux, marche rapide).
  • L'incontinence mixte : associant l'incontinence par impériosité et d'effort.
  • L'incontinence anale : encore plus taboue que l'incontinence urinaire, elle concerne tout de même 11% de la population adulte, soit 1 million de Français ! Elle est due à une émission involontaire de gaz et/ou de selles.
  • L'incontinence double : associant l'incontinence urinaire et anale.
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Quels sont les traitements de l'incontinence ?

La rééducation périnéale

Réalisée par un kinésithérapeute spécialisé, elle est recommandée pour une incontinence légère ou modérée. Après un accouchement par exemple ou chez des sujets âgés.

Les médicaments

De mieux en mieux tolérés, ils sont utiles en cas d'incontinence par impériosité et lors de l'apparition de troubles urinaires dus à la ménopause.

La chirurgie

Elle s'adresse aux personnes souffrant d'incontinence importante à l'effort et à celles qui résistent à la rééducation. Il existe plusieurs types d'intervention. La technique des bandelettes est la plus connue. Il s'agit de placer une sorte de ruban pour soutenir le canal de l'urètre. On peut aussi injecter des substances (téflon, collagène, silicone) ou de petits ballons gonflables en silicone, lesquels peuvent créer un obstacle cervical. L'implantation d'un sphincter urinaire artificiel est également possible.

La neuromodulation

Cette technique consiste à implanter un pacemaker vésical près des racines sacrées. Il délivre de faibles impulsions électriques au système nerveux contrôlant le fonctionnement de la vessie. La neurostimulation est indiquée en cas d'incontinence par impériosité résistante à tous les autres types de traitement.

Des protections et absorbants efficaces.

Des matériels adaptés

Poches de recueil, étuis péniens, sondes, etc.

Pour en savoir +

Association française d'urologie : www.urofrance.org

Association d'aide aux personnes incontinentes : www.aapi.asso.fr

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 22 Mai 2006 : 02h00
Mis à jour le Mardi 12 Avril 2016 : 18h54
Source : Association française d'urologie. Association d'aide aux personnes incontinentes.
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