De l’importance de bien traiter son hypertension artérielle

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 28 Mai 2013 : 14h49
Mis à jour le Lundi 10 Juin 2013 : 21h13
© Istock

Pendant de longues années, l’hypertension artérielle est comme le diabète : c’est une maladie silencieuse, sans symptôme. On ne la découvre que si on se fait mesurer la tension artérielle par son médecin, son pharmacien, ou un ami qui dispose d’un auto-tensiomètre. Pourtant, s’il est un traitement utile et efficace, c’est bien celui de l’hypertension. C’est ce que rappelle la Haute autorité de santé qui confirme le bon rapport bénéfice-risque des traitements antihypertenseurs.

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Des complications redoutables

La tension artérielle est une notion facile à comprendre. Pour que le sang circule dans tout l’organisme, le cœur doit le pousser à une pression suffisante dans les artères. La pression que l’on mesure au moment de la contraction du cœur, ou systole, correspond à la pression maximale ou pression systolique. Elle doit être idéalement inférieure ou égale à 14 cm Hg au repos (ou 140 mm Hg). Et la pression que l’on mesure au moment du remplissage du cœur, ou diastole, correspond à la pression minimale ou pression diastolique. Elle doit être idéalement inférieure ou égale à 9 cm Hg au repos (ou 90 mm Hg).

L’hypertension est aussi une notion facile à comprendre. Quand la tension artérielle maximale est trop élevée, la pression sanguine qui arrive dans le cerveau est trop forte et augmente considérablement le risque de faire une attaque cérébrale. Quand la pression minimale est trop élevée, c’est le cœur qui s’use à lutter contre cette pression résiduelle qui règne dans les artères. À la longue, le risque de faire une insuffisance cardiaque est augmenté. Dans les deux cas, le risque de faire un infarctus du myocarde est élevé. Les complications de l’hypertension artérielle sont donc redoutables.

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Des traitements efficaces

Le traitement est lui aussi facile à comprendre. Certains diminuent le volume sanguin, comme les diurétiques qui font uriner. D’autres relâchent les artères comme les inhibiteurs calciques, les IEC* ou les Sartans**. Les derniers enfin diminuent la fréquence cardiaque comme les bêtabloquants, ce qui diminue le travail du cœur et donc la pression artérielle. En pratique, si votre médecin vous diagnostique une hypertension artérielle, sans aucune complication cardiovasculaire, il pourra commencer par un diurétique ou un IEC, et, si cela s’avère insuffisant, il pourra combiner deux molécules.

La prévention aussi est facile à comprendre. Elle est fondée sur la diminution du sel alimentaire car lorsque nous ingérons trop de sel, nos reins augmentent le volume sanguin circulant pour le diluer… Il s’agit aussi de maintenir un poids normal grâce à une alimentation équilibrée, idéalement de type méditerranéen. Il s’agit enfin de garder une bonne activité physique et de faire du sport si possible. Le sport fait en effet varier la pression artérielle ce qui contribue à assouplir les vaisseaux sanguins.

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 28 Mai 2013 : 14h49
Mis à jour le Lundi 10 Juin 2013 : 21h13
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