Hépatite : informer et dépister pour guérir

La 3e Journée nationale des hépatites se déroulera le samedi 19 janvier 2008 autour de trois enjeux majeurs : informer (un patient sur deux ignore sa maladie), rassurer (n'ayez pas peur du dépistage car on guérit très souvent) et traiter (en cas d'hépatite C, 80% des malades guérissent). Nous avons interrogé le Pr Jean-Pierre Zarski* sur le rôle de l'alcool dans les hépatites B et C, et la transmission des virus.
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La consommation d'alcool peut-elle influencer la survenue d'une hépatite ?

Pr Zarski : Une consommation excessive et prolongée d'alcool peut être à l'origine du développement d'une hépatite alcoolique aigue qui peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie. Mais aujourd'hui, dans la grande majorité des cas les hépatites ont une origine virale : virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C. Les personnes souffrant d'une hépatite chronique (qu'elle soit virale ou non) doivent savoir que l'alcool consommé de façon chronique aggrave toutes les maladies du foie.

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La consommation d'alcool influence-t-elle les traitements des hépatites ?

Pr Zarski : Le traitement des hépatites ne nécessite pas un régime alimentaire particulier. Seules recommandations : la consommation excessive d'alcool est fortement déconseillée, et des conseils diététiques sont envisageables si l'on est en surpoids. La consommation chronique d'alcool diminue les chances de succès thérapeutique, mais les hommes peuvent boire 30g/jour ou 3 verres et les femmes 20g/jour ou 2 verres. Attention, en cas de cirrhose, l'alcool est à éliminer complètement.Par ailleurs, mieux vaut arrêter la cigarette et la prise de certains médicaments (en dehors de ceux spécifiques aux traitements contre l'hépatite) doit se faire uniquement sur avis médical. Certains médicaments sont contre-indiqués en cas d'hépatite chronique.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 14 Janvier 2008 : 01h00