Glyphosate dans du miel : le parquet de Lyon ouvre une enquête

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Après la découverte de glyphosate, un herbicide cancérigène probable, dans du miel, une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon. Les causes de cette contamination restent encore à déterminer. 

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Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour "administration de substances nuisibles", après la découverte de glyphosate dans des fûts de miel. L'affaire nous est rapportée par nos confrères du journal Le Monde.

Tout a commencé il y a quelques mois, quand un grossiste en miel refuse près de 900 kg de marchandise d'un apiculteur du Nord de la France. De fortes doses de glyphosate auraient été détectées dans le liquide doré.

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Le glyphosate, classé comme "cancérigène probable" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), est un herbicide. Le produit a été développé par la firme Monsanto, rachetée depuis peu par le géant pharmaceutique Bayer. Il est commercialisé sous le nom Roundup ®.

Une enquête attendue

L'apiculteur lésé informe le syndicat l'Abeille de l'Aisne de la situation. Le 6 juin dernier, la fédération dépose une plainte contre Bayer. Un mois plus tard, le parquet de Lyon diligente une enquête, sans viser pour autant la firme pharmaceutique.

Le brevet du glyphosate est passé dans le domaine public en 2000. Depuis, l'herbicide est distribué par plusieurs autres entreprises.

Le président du syndicat espère que l'enquête permettra de déterminer le taux exact de glyphosate retrouvé dans le miel, la présence potentielle d'autres substances, les causes de cette contamination (accidentelle ou non) et ses conséquences sur la santé.

Un poison répandu 

En France, quelque 10.000 tonnes de glyphosate sont déversées chaque année par les agriculteurs et les particuliers. Des traces de ce produit sont retrouvées partout, dans l’air que nous respirons, même en ville, dans l’eau de consommation, dans nos assiettes, dans le lait maternel, dans l’urine.

Les expositions au glyphosate sont potentiellement très dangereuses pour la santé de millions de citoyens européens, indique la Ligue nationale contre le cancer : elles pourraient notamment "causer des malformations chez les embryons et perturber le système hormonal".

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