Feu vert aux antibiotiques à l’unité

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L’Assemblée Nationale vient de donner son feu vert pour expérimenter les ventes d’antibiotiques à l’unité.

Cette distribution au compte-goutte sera en premier lieu testée dans des pharmacies volontaires, évaluées à ce jour à plus de 200.

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Pourquoi expérimenter la vente de médicaments à l’unité ?

Pour faire des économies : un médicament sur deux n’est pas consommé.

Pour limiter la pollution : en effet, les médicaments contribuent à polluer notre environnement.

Pour plus de sécurité : les patients qui stockent leurs médicaments non consommés dans leur armoire à pharmacie sont tentés un jour ou l’autre de les réutiliser… et de pratiquer une dangereuse automédication.

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La vente d’antibiotiques à l’unité en pratique

En pratique, l’expérimentation portera sur les antibiotiques (choisis en raison du préoccupant phénomène de résistance à ces précieux médicaments), dans certaines pharmacies seulement et selon les conditions fixées par décret dans le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) pour 2014 examiné en première lecture par les députés. La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, a bien précisé que ce test se ferait selon des règles très strictes afin de pallier l’absence du conditionnement traditionnel des médicaments, des notices et de préserver le niveau d’observance du patient à son traitement.

Cette expérimentation se déroulera sur trois ans, avant de décider de son éventuelle extension à l’ensemble du territoire et à d’autres familles de médicaments.

Du côté des détracteurs de ce projet, la vente à l’unité diminue la traçabilité, augmente les risques de confusion entre médicaments par les patients et engage davantage les laboratoires face aux risques judiciaires en cas d’accidents.

Rappelons que la distribution des médicaments à l'unité est déjà pratiquée en France dans des établissements médico-sociaux et dans certains pays européens notamment en Allemagne.

Publié le 25 Octobre 2013 | Mis à jour le 28 Octobre 2013
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Ministère de la Santé, 25 octobre 2013.
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