Les femmes meurent 7 fois plus du cœur que de cancer du sein

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 08 Octobre 2012 : 10h29
Mis à jour le Vendredi 19 Octobre 2012 : 12h44
© getty

J’avoue que ce livre, le cœur des femmes, a bouleversé ma vision des risques que vous encourrez Mesdames. Je croyais, comme vous-même probablement, qu’une femme française aujourd’hui avait plus de risque de mourir d’un cancer du sein que d’un infarctus ou d’une attaque cérébrale. C’est totalement faux.

Selon l’auteur, Danièle Hermann, 1 femme sur 3 meurt d’une maladie cardiovasculaire contre une femme sur 26 du cancer du sein.

J’ai vérifié ces chiffres et ils sont exacts. La question se pose de proposer aux femmes un bilan cardiaque approfondi à 50 ans, la même année que leur première mammographie.

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L’infarctus : aussi redoutable chez les femmes que chez les hommes !

« Je ne savais pas » est l’argument le plus bête qui soit pour expliquer une négligence. Pourtant, nous sommes de nombreux médecins à savoir « sans savoir » que les infarctus et les attaques cérébrales sont aussi redoutables chez les femmes que chez les hommes.

Comment expliquer autrement qu’en France, le risque de décès est augmenté de 75 % chez les femmes hospitalisées pour infarctus en comparaison des hommes ? Ce n’est quand même pas par sexisme, par manque de mobilisation.

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Non, c’est par sous-évaluation du risque cardiaque encouru par les femmes d’aujourd’hui.

Un taux de mortalité par infarctus triplé en 15 ans chez les femmes

Il faut admettre une fois pour toutes que les temps ont changé. Que de nos jours, les jeunes femmes fument davantage que les jeunes gens, qu’elles boivent autant, qu’elles sont aussi sédentaires, stressées et qu’elles mangent aussi mal que les hommes. Du coup, pourquoi feraient-elles moins d’infarctus ou d’attaques cérébrales ?

Leur taux de mortalité par infarctus a triplé en 15 ans. La seule différence statistique est qu’elles font leurs maladies cardiaques graves 8 ans plus tard.

Pourtant, la médecine moderne a les moyens de sauver autant les femmes que les hommes. Et cette médecine moderne, il faut y croire, car elle progresse sans cesse. Sans elle, Danièle Herman, l’auteur, ne serait plus là. Elle a beaucoup souffert de cardiopathies graves depuis sa jeunesse et elle a fait de sa lutte personnelle un combat collectif en dirigeant la fondation recherche pour cardio-vasculaire Institut de France.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 08 Octobre 2012 : 10h29
Mis à jour le Vendredi 19 Octobre 2012 : 12h44
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