Faire l’amour toutes les semaines retarderait la ménopause

Faire l’amour ou se masturber au moins une fois par semaine permettrait de retarder l'arrivée de la ménopause. Voici les conclusions d’une étude menée pendant 10 ans par les chercheurs de l’University College London.
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Lorsque la quarantaine approche, de nombreuses femmes se demandent : comment retarder la ménopause ? Selon les scientifiques de l’University College London (UCL), la réponse n’est pas dans votre assiette ou dans votre pharmacie, mais sous la couette ! Ils assurent que les femmes activent au lit sont ménopausées plus tardivement que les autres.

Faire l’amour toutes les semaines retarde l’arrivée de la ménopause

Les femmes qui sont actives sexuellement une fois par semaine, voient la ménopause arriver plus tard que celles qui le sont qu’une fois par mois. 

Après avoir interrogé près de 3000 participantes de 45 ans sur leurs activités sexuelles pendant 10 ans, les chercheurs de l’UCL ont déterminé que les femmes qui atteignent le 7e ciel hebdomadairement sont 28% moins susceptibles d’être ménopausée à 51 ans par rapport à celles qui ne font pas de galipettes.

Et, il ne serait pas nécessaire de refaire le Kâma-sûtra toutes les semaines avec un partenaire pour bénéficier de ce "bienfait". L’effet a été observé aussi bien avec les rapports sexuels complets que le sexe oral, les préliminaires, les caresses et la masturbation

Au début de cette étude débutée en 1996, aucune des participantes n’était ménopausée, mais 46% d’entre elles avaient les premiers symptômes comme des changements dans leur cycle menstruel ou des bouffées de chaleur et les 54% restants étaient déjà en préménopause

L’équipe scientifique a découvert que 64% des participantes avaient une activité sexuelle hebdomadaire. Par ailleurs, l’âge moyen de l’arrivée de la ménopause chez le groupe étudié était de 52 ans

Vie sans sexe : le corps dirait stop à l’ovulation

Les chercheurs pensent que le manque d’activités sexuelles conduirait le corps à décider d’investir son énergie ailleurs que la reproduction, car l’ovulation est “un processus coûteux”. 

Megan Arnot, doctorante à UCL et auteure principale de l'étude, a expliqué "Les résultats de notre étude suggèrent que si une femme n'a pas de relations sexuelles et qu'il n'y a aucune chance de grossesse, le corps "choisit "de ne pas s’investir dans l'ovulation, car ce serait inutile”.

"Il pourrait y avoir un "compromis énergétique biologique" entre investir de l'énergie dans l'ovulation et s’engager ailleurs comme rester active en s'occupant de ses petits-enfants.", poursuit-elle.

En effet pour la scientifique, les découvertes de son équipe permettraient de soutenir l’hypothèse de la grand-mère. Cette théorie avance que la ménopause - rare chez les animaux - se serait survenue au cours de l'évolution de l'humanité pour permettre aux femmes plus âgées de s’occuper des petits-enfants, et ainsi aider les jeunes adultes à avoir un progéniture plus importante.

L’experte ajoute que cette hypothèse "prédit que la ménopause a évolué à l'origine chez l'homme pour réduire les conflits reproductifs entre différentes générations", permettant aussi aux femmes "d'augmenter leur condition physique pour s’investir auprès de leurs petits-enfants".

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