Etre bon, cela fait du bien
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E-Santé : Faire du bien, est-ce aussi bon pour notre santé ?

Laurent Bègue : Effectivement, notre santé dépend aussi de la taille et de la qualité de nos attaches sociales. Ainsi, les personnes ayant le plus de liens sociaux ont le taux de mortalité prématurée le plus bas. Pour un même âge, un homme en couple vivra ainsi 5 années de plus qu’un veuf. Lorsque des liens affectifs significatifs sont mis en cause, de nombreuses activités de notre vie sont profondément perturbées, au moins temporairement. Par exemple, dans les périodes de divorce ou de séparation, notre risque d’accidents de la route est multiplié par quatre.

Enfin, les enquêtes épidémiologiques établissent que les groupes et cultures à dominante plus collective apportent des bénéfices en termes de santé comparés aux nations individualistes. Dans son sens le plus strict, notre vie dépend étroitement de l’humus social dans lequel elle s’enracine.

* Laurent Bègue est l’un de nos chercheurs les plus à la pointe en psychologie sociale : membre honoraire de l’Institut universitaire de France, chercheur invité à Standord (USA), Directeur d’un laboratoire interuniversitaire de psychologie d’une quarantaine de personnes à Grenoble.

Source : Laurent Bègue, Psychologie du bien et du mal, Éditions Odile Jacob, 2011.

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