Élongation musculaire : une blessure fréquente en quatre questions

L’élongation fait partie des blessures musculaires les plus fréquentes, surtout chez les sportifs. Mais que désigne-t-on exactement par ce terme ?

Comment reconnaître les signes d’une élongation, la traiter et l’éviter ?

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Qu’est-ce qu’une élongation musculaire et comment apparaît-elle ?

L’élongation musculaire est un étirement trop important de la fibre musculaire.

Lorsque le muscle est sollicité trop intensivement et qu’il dépasse les limites de son élasticité, des micro-lésions internes apparaissent : c’est ce qu’on appelle l’élongation musculaire. Contrairement au claquage et à la déchirure, l’élongation ne provoque pas de lésions tissulaires importantes ni d’hématome.

Dans la plupart des cas, l’élongation concerne un muscle de la jambe (mollet ou cuisse). En effet, ces muscles sont en général plus sollicités lors de l’activité physique.

Quels sont les signes d’une élongation musculaire ?

L’élongation se manifeste par une douleur soudaine et modérée, qualifiée de punctiforme (on peut la localiser précisément).

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La douleur apparaît au cours de l’effort : soit au début, à cause d’un échauffement insuffisant ; soit après un long effort, lorsque la fatigue s’installe.

Le muscle n’est pas gonflé mais est souvent dur et sensible au toucher. L’examen clinique révèle le plus souvent une simple contracture et une douleur localisée, sans autre lésion décelable, œdème ou hématome. Le diagnostic peut être confirmé en pratiquant une échographie.

Au repos, la douleur disparaît généralement, mais est ravivée lorsque le muscle est à nouveau sollicité ou lorsqu’on appuie sur l’endroit touché.

Attention : si la douleur est brutale et aiguë, qu’elle entraîne une impossibilité de poursuivre l’effort et qu’elle devient permanente même lorsque le muscle est au repos, il s’agit peut-être d’un claquage ou d’une déchirure musculaire. Dans ce cas, rendre visite à son médecin est indispensable.

Publié le 21 Octobre 2013 | Mis à jour le 21 Octobre 2013
Auteur(s) : Kathleen Mentrop, journaliste santé
Source : Article rédigé avec la collaboration du Dr Benjamin Bollens, médecin physique aux Cliniques universitaires Saint-Luc