Durex rappelle des lots de préservatifs pouvant craquer pendant l’acte

© Istock

Des préservatifs font l'objet d'un rappel par l'entreprise Durex®. Ces produits présentent un risque accru d'éclatement lors de leur utilisation, pouvant exposer à une contamination au VIH.  

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L'entreprise Durex® a procédé au rappel de préservatifs depuis le 30 juillet 2018. "Il n'y a pas de problème de sécurité immédiat pour les consommateurs et seul un nombre limité de lots sont concernés" a rassuré l'entreprise.

Ce rappel vise les préservatifs des gammes Real Feeling et Natural Feeling, distribués dans plusieurs pays d'Europe. Seuls le Royaume-Uni, l'Irlande et la Belgique sont pour l'instant concernés. Les produits commercialisés en France ne font pour l'heure l'objet d'aucun rappel de la part de Durex®. 

Les produits incriminés par la marque n'auraient pas passé avec succès les tests de durabilité de l'entreprise, et présenteraient un risque accru d'éclatement lors de leur mise en place ou de leur utilisation. Les lots concernés sont les suivants : 

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En Belgique :

  • préservatifs Durex® Natural Feeling, n° 1000427074, 1000438057 et 1000480305;
  • préservatifs sans latex Durex® Feeling, n° 1000423840, 1000433145, 1000434066 et 1000444370;

Au Royaume-Uni et en Irlande : 

  • préservatifs Durex® Natural Feeling, n° 1000438054, 1000444370, 1000474804, 1000419930, 1000444367, 1000416206, 1000434066 et 1000430479;
  • préservatifs sans latex Durex® Feeling, n° 1000444367 et 1000433145;

© Service de presseDurex - Comment trouver le n° de lot (Batch number) ?

Les consommateurs en possession des préservatifs incriminés peuvent les retourner directement en point de vente, pour bénéficier d'un remboursement intégral.

Un risque de contamination

Une rupture de préservatif expose au virus du VIH. Pour limiter les risques d'infection, après une relation sexuelle à risque, un traitement d'urgence existe. Le traitement post-exposition au VIH (TPE), aussi appelé prophylaxie post-exposition, associe trois antirétroviraux.

Il bloque la multiplication du virus et empêche sa dissémination, donc la contamination. Plus ce blocage intervient tôt, plus la chance d'éviter la contamination est grande. C'est pourquoi le TPE doit être débuté le plus tôt possible : au mieux dans les 4 heures, au plus tard dans les 48 heures. Le traitement dure 4 semaines et il est nécessaire de suivre la prescription à la lettre.

Pour s'en procurer, il faut se rendre à l'hôpital ou dans un centre de dépistage (anonyme et gratuit). Il ne sera délivré qu'après un entretien avec un médecin. Attention, le traitement post-exposition au VIH n'est pas un moyen de prévention qui doit encourager à "oublier" le préservatif. Le TPE n'est pas anodin : il provoque des effets indésirables et n'est pas efficace à 100%.

Publié le 01 Août 2018
Auteur(s) : Aline Garcin, journaliste santé
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